Le casque sera obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques et d’engins de déplacement personnel motorisés dans le Nord à partir du 1er septembre 2026. Cette décision a été prise par la préfecture après une hausse des accidents et un accident mortel survenu à Lille, où un homme de 49 ans a perdu la vie en trottinette.
La mesure concerne tous les EDPM, comme les monoroues, gyropodes et hoverboards du Nord. Les vélos électriques ne sont pas concernés. Les autorités expliquent vouloir renforcer la sécurité des usagers face à une hausse jugée préoccupante des accidents sur la voie publique.
Le directeur de cabinet de la préfecture du Nord, Clément Méric, précise que la période estivale doit permettre aux utilisateurs de s’équiper. Il rappelle qu’un casque classique « coûte entre 20 et 30 euros », un argument mis en avant pour faciliter l’application de la mesure dès la rentrée.
Une décision prise après une forte hausse des accidents
La préfecture justifie cette nouvelle obligation par l’évolution de l’accidentologie liée aux trottinettes et autres engins motorisés. Ces moyens de déplacement, de plus en plus utilisés en zone urbaine, sont aussi devenus plus exposés aux collisions et aux chutes.
Selon les données communiquées par les autorités, entre 2019 et 2025, « le nombre d’accidents a été multiplié par 15, le nombre de blessés par 30 ». Cette hausse importante est au cœur de la décision d’imposer le port du casque, jusque-là seulement recommandé.
L’annonce de cette mesure est intervenue quelques heures après un accident mortel à Lille. Un homme de 49 ans circulant en trottinette y a perdu la vie dans le centre-ville. Si les autorités ne présentent pas cet événement comme la seule cause de la décision, il a fortement marqué le contexte dans lequel la mesure a été prise.
Contrôles renforcés et sanctions en cas de non-respect
En parallèle de cette nouvelle obligation, les autorités annoncent un renforcement des contrôles sur les trottinettes électriques, notamment pour lutter contre les engins débridés. Ces véhicules, modifiés pour dépasser les limitations de vitesse, font l’objet d’une attention particulière des forces de l’ordre.
Lors de contrôles organisés notamment à Lille, les policiers peuvent utiliser un appareil appelé « curvomètre » afin de vérifier si une trottinette respecte les règles en vigueur. Si l’engin est jugé non conforme, plusieurs scénarios sont possibles.
Le propriétaire peut accepter la saisie de sa trottinette, qui sera ensuite détruite, et éviter ainsi une sanction financière. En revanche, s’il refuse cette procédure, il devra comparaître devant le tribunal de police et s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.
À partir du 1er septembre 2026, les utilisateurs de trottinettes et d’autres EDPM qui ne porteront pas de casque s’exposeront également à une amende de 35 euros, correspondant à une contravention de deuxième classe.
Le port du gilet jaune fluorescent, souvent évoqué dans les discussions sur la sécurité des EDPM, reste pour sa part uniquement recommandé et ne devient pas obligatoire. Avec cette réforme, les autorités locales souhaitent réduire le nombre d’accidents et mieux encadrer l’usage de ces engins dans l’espace public. Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large de durcissement des règles autour des mobilités douces, dont l’usage ne cesse de progresser dans les grandes villes françaises.








