Avec la déclaration des revenus 2025, certains foyers verront leur prélèvement à la source régularisé en 2026, ce qui peut se traduire par un remboursement de la part de la direction des impôts.
Cette opération ne constitue pas une aide exceptionnelle, mais le résultat d’un calcul définitif effectué après dépôt de la déclaration annuelle. Le mécanisme repose sur la comparaison entre les sommes prélevées en 2025 et le montant réel de l’impôt dû pour cette même année. Lorsque le prélèvement dépasse le montant calculé, l’excédent est restitué automatiquement. Selon impots.gouv.fr, l’avis d’impôt 2026 mentionne clairement si le contribuable « vous donne droit à un remboursement » à la suite de cette régularisation.
Les conditions entraînant un remboursement des impôts
Plusieurs situations peuvent générer un remboursement. Une baisse de revenus, un changement familial ou la déclaration de dépenses ouvrant droit à un crédit d’impôt peuvent réduire le montant de l’impôt dû. Par exemple, un salarié dont les revenus ont diminué sans que son taux de prélèvement soit actualisé, un retraité dont la pension est inférieure ou un foyer déclarant des charges donnant droit à un crédit d’impôt peut recevoir un virement pendant l’été.
Les remboursements peuvent également correspondre au solde des réductions ou crédits d’impôt. L’avance versée en janvier 2026 représente 60 % des crédits et réductions déclarés l’année précédente. Le solde est ensuite recalculé à partir de la déclaration déposée au printemps 2026.
Le ministère de l’Économie indique que, dans la plupart des cas, le remboursement interviendra le 24 ou le 31 juillet 2026. Les sommes sont versées sur le compte bancaire enregistré auprès de l’administration fiscale. Lorsque le RIB n’est pas disponible, le remboursement est envoyé par chèque à l’adresse connue de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). L’avis d’impôt précise la date exacte du virement pour chaque foyer.
La vérification des informations bancaires et postales reste essentielle. Un compte fermé ou un RIB ancien peut retarder le remboursement. Pour les foyers ayant changé de banque, il est recommandé de contrôler le compte enregistré dans l’espace particulier avant l’émission du virement.
Les cas sans remboursement et les soldes à payer
La régularisation n’entraîne pas un versement automatique pour tous les contribuables. Trois situations peuvent se présenter après la déclaration : un remboursement, aucun mouvement, ou un solde restant à régler. Le même mécanisme qui génère un trop-perçu peut également aboutir à un prélèvement supplémentaire si les sommes prélevées en 2025 ne couvrent pas l’impôt dû.
Un solde à payer peut survenir en cas d’augmentation des revenus sans modification du taux de prélèvement à la source, ou si l’avance de crédit d’impôt versée en janvier est supérieure aux dépenses réellement déclarées. L’avis d’impôt indique alors le montant restant à régler. Pour les soldes inférieurs ou égaux à 300 euros, le prélèvement s’effectue en une seule fois le 25 septembre 2026. Au-delà de ce montant, le paiement est fractionné en quatre échéances prévues les 25 septembre, 26 octobre, 25 novembre et 28 décembre 2026.
Le contribuable doit vérifier plusieurs points pour s’assurer de la bonne exécution du remboursement : lire attentivement l’avis d’impôt, contrôler le compte bancaire enregistré auprès de la DGFiP et, le cas échéant, confirmer l’exactitude de l’adresse postale. La déclaration elle-même doit être vérifiée, notamment les retenues préremplies, les revenus et les informations familiales, car toute erreur peut modifier le solde final.
Pour les foyers concernés, l’opération est automatisée, mais son bon déroulement repose sur des informations exactes. Le remboursement n’exige aucune démarche de la part du contribuable et sera versé sur le compte indiqué ou, en l’absence de RIB, envoyé par courrier.








