« Mauvaise surprise du premier trimestre » : la Banque de France s’apprête à revoir ses prévisions de croissance à la baisse

La Banque de France va abaisser ses prévisions de croissance pour 2026 après un recul du PIB, ralentissement intérieur et hausse des prix.

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Croissance
Croissance : la France frôle la stagnation avec une prévision quasi nulle au deuxième trimestre selon la Banque de France. - Crédit : Canva | Econostrum.info

La Banque de France annonce qu’elle ajustera à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026 après la contraction de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) français au premier trimestre, selon les données publiées par l’Insee.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de l’institution, a précisé que cette révision tiendra compte de la « mauvaise surprise du premier trimestre » et sera présentée mi-juin. La prévision précédente, publiée en mars, était de 0,9%.

François Villeroy de Galhau a indiqué sur Radio Classique que les nouvelles prévisions « resteront positives dans la plupart des scénarios », tout en refusant de parler de récession, qui correspond à deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Il a ajouté que de fortes incertitudes subsistent, notamment sur « la durée du conflit au Moyen-Orient » et sur « ce qui va se passer sur le prix du pétrole ». Le gouverneur a également relevé un ralentissement à la fois des exportations et de la demande intérieure, cette dernière incluant « la consommation des ménages, l’investissement des ménages et l’investissement des entreprises ».

Ajustements des prévisions de croissance et contexte économique

Le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà abaissé sa prévision de croissance pour la France en 2026, la faisant passer de 0,9% à 0,7% en mai. Le gouvernement français avait légèrement réduit sa prévision à 0,9% en avril, contre 1% auparavant, mais n’avait pas prévu de nouvelles révisions avant la publication des données de l’Insee.

Les chiffres publiés par l’Insee montrent un recul du PIB de 0,1% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre de 2025. Cette contraction s’explique par un ralentissement du commerce extérieur et une diminution de la demande intérieure. La consommation des ménages a diminué en avril, de -0,5% par rapport au mois précédent et de -0,4% sur un an.

L’inflation a également progressé, atteignant 2,4% sur un an en mai, contre 2,2% en avril. Cette hausse est liée notamment aux prix de l’énergie, qui ont augmenté de 16,8% en un an, après 14,3% en avril. François Villeroy de Galhau quittera ses fonctions d’ici la fin du mois.

Le ministère de l’Économie, dirigé par Roland Lescure, a souligné que le gouvernement « restait vigilant, sans céder à l’alarmisme », après des déclarations sur une possible récession technique. Selon le chef du département de la conjoncture de l’Insee, « le plus probable à ce stade n’est quand même pas un nouveau repli du PIB » au deuxième trimestre, bien que le choc économique puisse se diffuser.

L’ensemble de ces éléments montre une situation économique française marquée par un ralentissement du PIB et de la demande intérieure, une inflation qui reste à la hausse et des prévisions de croissance ajustées par les institutions nationales et internationales.

 

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