Vignette Crit’Air : 42 villes vont imposer cette mesure en 2026, la vôtre est-elle concernée ?

À partir de 2026, 42 nouvelles villes imposeront la vignette Crit’Air, impactant ainsi la circulation dans de nombreuses zones à faibles émissions.

Publié le
Lecture : 3 min
Des vignettes Crit'Air de différentes couleurs sont tenues en main, représentant les différentes classifications des véhicules en fonction de leur niveau de pollution.
Vignette Crit'Air : 42 villes vont imposer cette mesure en 2026, la vôtre est-elle concernée ? | Econostrum.info

La lutte contre la pollution de l’air prend une nouvelle tournure en 2026 avec l’extension de la vignette Crit’Air. De plus en plus de villes françaises rejoindront les zones à faibles émissions (ZFE) et imposeront cette obligation aux automobilistes. Ces nouvelles restrictions affecteront une grande partie de la population, notamment dans les grandes métropoles. Mais qu’est-ce que cela implique concrètement pour les conducteurs ?

À partir de 2026, un total de 42 villes appliqueront la vignette Crit’Air. Parmi elles, des grandes agglomérations comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou Bordeaux, mais aussi d’autres villes en plein développement comme Amiens, Perpignan, et Saint-Étienne. Cette mesure vise à limiter les émissions polluantes des véhicules dans les zones les plus touchées par la pollution de l’air. Le but est de réduire les effets négatifs sur la santé publique et de favoriser la transition énergétique.

Dans le détail, les 42 villes où la vignette Crit’Air sera obligatoire en 2026 sont : Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Rennes, Reims, Saint-Étienne, Toulon, Le Havre, Dijon, Angers, Nîmes, Villeurbanne, Clermont-Ferrand, Le Mans, Aix-en-Provence, Brest, Tours, Amiens, Limoges, Annecy, Perpignan, Metz, Boulogne-Billancourt, Besançon, Orléans, Saint-Denis, Argenteuil, Rouen, Mulhouse, Caen, Nancy, Saint-Paul, Montreuil, Avignon, détaille CNEWS.

Les autorités locales de ces villes ont pris la décision d’imposer la vignette Crit’Air, qui classe les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Cette initiative s’inscrit dans un effort global pour renforcer les zones à faibles émissions (ZFE), zones dans lesquelles l’accès sera limité pour certains types de véhicules. Les voitures les plus polluantes, classées Crit’Air 4, 5 et non classées, seront progressivement interdites, et cette interdiction pourrait s’étendre aux véhicules Crit’Air 3 à partir de 2026.

Pourquoi cette mesure ?

Les villes concernées par cette nouvelle réglementation voient dans l’application de la vignette Crit’Air un moyen d’améliorer la qualité de l’air. En effet, ces zones sont souvent soumises à une forte densité de circulation, ce qui accroît les niveaux de pollution, notamment en dioxyde d’azote et en particules fines. Ces substances ont des effets nocifs sur la santé, en particulier pour les populations vulnérables, telles que les enfants, les personnes âgées ou les malades chroniques.

La vignette Crit’Air, qui attribue une couleur et un numéro à chaque véhicule en fonction de ses émissions, permet de restreindre l’accès des véhicules les plus polluants. Le système repose sur des critères simples : l’âge du véhicule et le type de carburant qu’il utilise. Par exemple, les véhicules électriques et à hydrogène bénéficient d’une vignette Crit’Air 0, tandis que les véhicules les plus polluants, comme ceux utilisant des moteurs diesel anciens, peuvent être classés Crit’Air 5, avec des restrictions plus sévères.

Les impacts pour les automobilistes

Pour les conducteurs, cela signifie qu’il sera de plus en plus difficile de circuler dans ces zones avec des véhicules anciens ou très polluants. Ceux qui ne respectent pas la réglementation s’exposeront à des amendes, qui peuvent varier entre 68 et 450 euros. Les automobilistes devront, donc, être particulièrement vigilants à partir de 2026.

Les conducteurs d’anciens véhicules, notamment ceux immatriculés avant 2011 pour les diesels ou avant 2006 pour les essences, risquent de se voir interdire l’accès à de nombreuses zones dans ces villes. Pour se conformer à la loi, il sera nécessaire de se procurer la vignette Crit’Air, un document facile à obtenir sur le site officiel certificat-air.gouv.fr.

L’avenir de la mobilité urbaine et la réponse des automobilistes

Avec l’expansion des ZFE, le gouvernement semble vouloir encourager les citoyens à adopter des véhicules moins polluants. Pour certains, cette transition pourrait passer par l’achat d’un véhicule électrique ou hybride, en particulier si ces restrictions se durcissent dans les années à venir. Les autorités locales, cependant, devront faire en sorte de ne pas exclure totalement les automobilistes aux revenus modestes, qui pourraient se retrouver contraints de se séparer de leurs véhicules sans pouvoir en acquérir de nouveaux, plus écologiques.

Ce phénomène soulève aussi des interrogations sur la manière dont la mobilité urbaine va évoluer. Si la mise en place des ZFE et de la vignette Crit’Air semble bénéfique sur le long terme en termes de santé publique, elle impose également un changement rapide dans les habitudes de conduite, avec des répercussions possibles sur le quotidien des citoyens.

Laisser un commentaire

Partages