Taxe foncière 2026 : faites-vous des propriétaires exonérés sans le savoir ?

Certains propriétaires peuvent payer moins de taxe foncière en 2026, voire ne rien payer du tout sous certaines conditions

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Taxe foncière 2026 : faites-vous des propriétaires exonérés sans le savoir ? - Crédit : Adobe Stock | Econostrum.info

La taxe foncière peut représenter des milliers d’euros, mais, fort heureusement, tous les propriétaires ne sont pas appélés à en payer l’intégralité. En 2026, plusieurs dispositifs permettent d’obtenir une exonération totale, une réduction ou un dégrèvement, selon l’âge, les revenus ou encore les caractéristiques du logement. Certaines mesures dépendent aussi des décisions prises par la commune ou l’intercommunalité.

Comme le rappelle Capital, les propriétaires concernés doivent surtout regarder leur revenu fiscal de référence (RFR) 2025, qui figure sur l’avis d’impôt reçu en 2026. Pour les principaux dispositifs liés aux revenus, le plafond est fixé à 12 793 euros pour une part fiscale en métropole, avec une majoration de 3 416 euros pour chaque demi-part supplémentaire.

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Les propriétaires âgés et les ménages modestes peuvent être exonérés

Les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier 2026 peuvent bénéficier d’une exonération totale de taxe foncière sur leur habitation principale si leur RFR 2025 ne dépasse pas ces plafonds. Pour une personne seule avec une part fiscale, le seuil est donc de 12 793 euros. Pour deux parts, il atteint 19 625 euros.

L’exonération concerne également, sous conditions de ressources pour certains bénéficiaires, les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). En revanche, les bénéficiaires de l’Aspa ou de l’ASI bénéficient de cette exonération sans condition de ressources.

Entre 65 et 75 ans, l’avantage est différent. Les propriétaires qui remplissent les conditions de revenus peuvent obtenir un dégrèvement de 100 euros sur leur taxe foncière. Ce dégrèvement est normalement appliqué automatiquement.

Autre possibilité à connaître : lorsque la taxe foncière sur l’habitation principale dépasse 50 % des revenus du foyer, un plafonnement peut permettre d’obtenir un dégrèvement, sous certaines conditions de revenus et notamment si le contribuable n’est pas soumis à l’IFI. Cette fois, il faut effectuer une réclamation auprès de l’administration fiscale.

Attention toutefois : une exonération de taxe foncière ne signifie pas forcément que l’avis tombe à zéro. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) reste notamment due.

Logement neuf et rénovation : des exonérations existent aussi

Les propriétaires d’un logement neuf peuvent également profiter d’une exonération temporaire. Les constructions nouvelles bénéficient en principe d’une exonération de taxe foncière pendant les deux années qui suivent leur achèvement. Mais la commune ou l’intercommunalité peut réduire ou supprimer cette exonération dans certaines conditions.

Il faut surtout ne pas oublier la déclaration. Le propriétaire dispose de 90 jours après l’achèvement pour déclarer la construction. Un retard peut entraîner la perte totale ou partielle de l’exonération.

Les logements neufs présentant un niveau élevé de performance énergétique peuvent aussi bénéficier d’une exonération supplémentaire, mais celle-ci dépend d’une délibération locale. Elle peut atteindre 50 à 100 % et durer au moins cinq ans, selon la décision de la collectivité.

La rénovation énergétique peut également ouvrir droit à une exonération locale. Il ne suffit toutefois pas d’avoir changé ses fenêtres ou installé une pompe à chaleur. Pour le dispositif applicable aux logements concernés, les dépenses doivent dépasser 10 000 euros sur l’année précédant la demande, ou 15 000 euros sur les trois années précédentes. L’exonération peut aller de 50 à 100 %, pour une durée de trois ans, si la commune ou l’intercommunalité a adopté le dispositif.

 

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