La Suisse épargnée par les nouvelles mesures allemandes aux frontières

La Suisse confirme qu’elle n’est pas impactée par les contrôles renforcés aux frontières allemandes, selon Beat Jans après sa rencontre à Berlin.

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Drapeau de l'Allemagne
La Suisse épargnée par les nouvelles mesures allemandes aux frontières - © Pexels

Le ministre suisse de la justice Beat Jans affirme que les nouvelles mesures de contrôle aux frontières allemandes n’ont pas d’impact sur la Suisse. Une déclaration faite après une rencontre officielle avec son homologue allemand Alexander Dobrindt à Berlin.

Ces annonces interviennent alors que l’Allemagne a récemment renforcé ses contrôles aux frontières, provoquant des tensions chez ses voisins européens. Malgré ce contexte, la Suisse ne subirait pour l’instant aucune conséquence directe sur ses flux migratoires ou économiques.

La Suisse reste en marge des mesures allemandes

Le 7 mai, Alexander Dobrindt, ministre allemand de l’intérieur, a annoncé un renforcement des contrôles à toutes les frontières allemandes, notamment en renvoyant les requérants d’asile.

Ces mesures ont suscité l’inquiétude de plusieurs pays voisins. Beat Jans a déclaré peu après que « c’est une annonce qui ne nous a pas plu du tout », rapporte la Radio Télévision Suisse (RTS). Lors de sa visite officielle à Berlin, il a toutefois confirmé que « jusqu’ici, la Suisse n’est pas touchée » par ces décisions.

Cette absence d’impact immédiat concerne tant les mouvements de personnes que de marchandises. Le Département fédéral de justice et police (DFJP), dirigé par Beat Jans, estime que le trafic transfrontalier n’a pas été affecté, tout comme la politique d’asile suisse.

Une coopération bilatérale face à la pression migratoire

Malgré l’absence d’effet direct sur la Suisse, les discussions entre les deux ministres ont permis de souligner la nécessité d’une réponse collective à l’échelle européenne.

Jans et Dobrindt ont réaffirmé leur volonté d’agir ensemble pour endiguer les migrations irrégulières dans l’espace Schengen. Selon le média helvétique, les deux parties ont reconnu que « ce défi ne peut être relevé par un seul pays ».

Ce message réitère la position suisse en faveur d’une approche coordonnée dans le cadre de Schengen, particulièrement au moment où plusieurs pays de l’Union européenne intensifient leurs dispositifs de contrôle.

Le pacte européen sur la migration et l’asile, mentionné par le DFJP, représente un pilier central de cette coopération renforcée.

Un climat de tensions migratoires en Europe

L’annonce allemande du 7 mai a provoqué des réactions critiques de la part de plusieurs États limitrophes. Si la Suisse ne fait pas officiellement partie de l’Union européenne, elle est intégrée à l’espace Schengen, ce qui la rend attentive aux évolutions des politiques migratoires de ses voisins.

Toujours d’après la source, l’Allemagne est perçue comme prenant des décisions unilatérales qui peuvent déséquilibrer les efforts communs.

Pour l’heure, la situation reste sous observation. Le DFJP reste vigilant quant aux éventuelles répercussions à moyen terme, même si aucune conséquence concrète n’a été identifiée pour le moment. Beat Jans espère que les efforts européens autour du pacte migratoire permettront d’éviter toute forme de déséquilibre régional.

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