Salaires des grands patrons suisses : voici les 5 dirigeants les mieux payés en 2025

Les salaires des dirigeants suisses continuent d’atteindre de nouveaux sommets, mais la tendance n’est pas homogène. Qui sont les grands gagnants et les perdants ?

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Salaires des grands patrons suisses : voici les 5 dirigeants les mieux payés en 2025 : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les salaires des directeurs des principales entreprises cotées en Suisse ont encore progressé en 2025, mais cette évolution est loin d’être homogène. Si certains dirigeants ont vu leurs revenus atteindre des sommets, d’autres ont connu une baisse significative de leur rémunération.

Cette situation, loin d’être anecdotique, reflète les réalités économiques variées de ces géants économiques suisses. À travers l’analyse des rémunérations des PDG des 30 plus grandes entreprises cotées en Bourse, il apparaît clairement que la rémunération des dirigeants n’est pas seulement une question de performance individuelle, mais aussi de dynamique sectorielle et de circonstances exceptionnelles.

Les plus hauts salaires : une nouvelle hiérarchie

En 2025, c’est Vasant Narasimhan, le directeur général de Novartis, qui conserve la première place du classement des dirigeants les mieux rémunérés en Suisse, selon une analyse de l’agence de presse AWP relatée par Watson. Son salaire total a bondi de 30 %, atteignant désormais 24,9 millions de francs. Cela marque une continuité dans la hausse de ses revenus, qui ont augmenté en moyenne de 20 % chaque année au cours des huit dernières années. Ce niveau de rémunération est soutenu par les solides performances du groupe pharmaceutique, qui continue de dominer le marché mondial. La croissance continue de Novartis, combinée à des objectifs bien remplis, explique en grande partie cette augmentation.

Juste derrière, le patron de Julius Bär, Stefan Bollinger, enregistre la plus forte hausse salariale de l’année, avec 24 millions de francs, soit plus de quatre fois le salaire de son prédécesseur. Il faut cependant noter que 60 % de ce montant provient d’indemnités compensatoires pour des rémunérations perdues chez Goldman Sachs, son ancien employeur. Bien que cette somme soit exceptionnelle, elle souligne une tendance dans le secteur bancaire où les dirigeants sont souvent rémunérés avec des indemnités substantielles lors d’une transition.

Complétant le trio de tête, Flemming Ørnskov, directeur général de Galderma, a touché 17,6 millions de francs en 2025, mais son salaire a chuté de 8 % par rapport à l’année précédente. Ce recul s’explique par la baisse de ses revenus par rapport aux huit mois précédents et les résultats moins impressionnants de l’entreprise. Malgré cette baisse, Ørnskov reste dans le top 3 des plus hauts revenus, ce qui souligne le poids des grandes entreprises de santé dans ce classement.

Des baisses notables et des ajustements en fonction des performances

En revanche, plusieurs dirigeants ont vu leurs salaires diminuer en 2025, signe que la rentabilité et la croissance ne sont pas garanties d’une année à l’autre. David Layton, à la tête de Partners Group, a ainsi vu son revenu diminuer de 6 %, passant à 15,9 millions de francs, un recul qui l’a fait descendre de deux places au classement. Les raisons de cette baisse sont liées à une performance moins élevée que prévue pour l’entreprise, qui a dû faire face à des défis économiques en 2025.

Sergio Ermotti, patron d’UBS, perd également du terrain, se classant désormais à la cinquième place avec une rémunération stable de 14,9 millions de francs. Si sa rémunération n’a pas baissé, il a toutefois perdu sa place parmi les quatre plus hauts salaires, ce qui reflète un environnement économique moins favorable pour certaines institutions financières. Les ajustements de salaire chez ces dirigeants témoignent de l’impact des résultats d’entreprise sur les compensations des cadres supérieurs.

Par ailleurs, la situation chez Nestlé s’est compliquée avec la nomination de Philipp Navratil en tant que nouveau directeur général. Son salaire annuel est de 4,8 millions de francs pour ses premiers mois à la tête du géant alimentaire. En annualisant cette somme, il dépasserait largement la rémunération de son prédécesseur Mark Schneider. Cependant, Nestlé a été confrontée à des turbulences internes, notamment avec le départ de Laurent Freixe, ce qui a pu influencer les ajustements salariaux.

Il est également intéressant de noter la place des femmes dans ce classement. Géraldine Picaud, directrice de SGS, est actuellement la seule femme dans le top 10 des plus grands salaires, avec une rémunération de 8,1 millions de francs. Hanneke Faber, patronne de Logitech, a gagné 9,7 millions de francs au cours de l’année précédente, mais ses chiffres pour 2024/2025 n’ont pas encore été publiés, ce qui pourrait la propulser également dans le top 10 cette année.

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