Faire ses courses chez son employeur va bientôt devenir plus intéressant pour environ 51’000 salariés de Migros. À partir du 1er janvier 2027, ils bénéficieront d’un avantage équivalant à 10 % de leurs achats dans les supermarchés du groupe, crédité via le programme Cumulus.
Cette mesure s’inscrit dans la nouvelle convention collective nationale de travail, négociée avec les partenaires sociaux pour la période 2027-2031. D’autres avancées concernent les horaires et les petits temps partiels. Pendant ce temps, l’avenir des dix coopératives régionales nourrit les interrogations : une réunion de cadres approche, avec son lot de scénarios encore non confirmés.
Un rabais de 10 %, sous forme de bons d’achat
Le mécanisme repose sur la carte Cumulus. Les salariés couverts par l’accord recevront dix points par franc dépensé dans l’assortiment des supermarchés Migros et les restaurants self-service de l’enseigne. Ces points donnent ensuite accès à des bons d’achat.
Pour 100 francs d’achats concernés, l’avantage représente donc l’équivalent de 10 francs en bons. Un coup de pouce qui prendra de la valeur au fil des passages en caisse. La date de démarrage est, elle, bien arrêtée : janvier prochain.
Deux heures de moins par semaine, au même salaire
Dans la transformation de la viande et la logistique, une autre évolution touchera directement l’organisation des semaines. Pour les employés concernés, le temps de travail passera de 43 à 41 heures, sans baisse de salaire.
L’accord élargit également sa couverture aux collaborateurs travaillant à moins de 20 %. Ces petits temps partiels bénéficieront ainsi, eux aussi, des conditions prévues par la convention. Les responsables de cours restent toutefois exclus, comme le précisent les partenaires sociaux. Au total, environ 51’000 personnes seront couvertes, sur les quelque 92’000 employés que compte le groupe.
La Société suisse des employés de commerce et la Fédération du personnel de la boucherie se disent satisfaites du résultat. L’accord doit s’appliquer pendant cinq ans, jusqu’à la fin de 2031.
Pourquoi le 27 octobre attire déjà l’attention
Chez Migros, les regards se tournent aussi vers Zurich-Oerlikon. Le 27 octobre, les cadres se retrouveront dans la halle ABB StageOne. Comme le rapporte Blick, cette réunion intervient alors que plusieurs médias évoquent une réorganisation des coopératives régionales.
Le portail Inside Paradeplatz avance un scénario de fusion des dix coopératives, qui serait présenté à quelque 400 hauts cadres. La NZZ am Sonntag a également fait état de réflexions internes, avec plusieurs pistes : passer de dix coopératives à trois, voire à une seule entité.
De tels regroupements pourraient avoir des conséquences sur les postes de direction et les emplois administratifs. Aucune fusion n’est toutefois annoncée à ce stade. Migros refuse de commenter ce qu’elle qualifie de « folles spéculations ». Le groupe rappelle que ces réunions de direction sont organisées deux fois par an, prévues à l’avance et consacrées principalement aux affaires courantes. Il renvoie à sa Vision 2035, adoptée en 2025, qui prévoit notamment de faire évoluer son organisation.
Les coopérateurs auraient leur mot à dire
La direction ne pourrait pas décider seule de faire disparaître les coopératives régionales. Une modification de cette structure devrait passer par une votation des coopératrices et coopérateurs, au nombre de 2,3 millions. Une fusion nécessiterait une majorité des deux tiers.
Le rendez-vous du 27 octobre pourrait permettre de présenter des orientations ou de défendre un projet auprès des cadres. Il ne suffirait donc pas à entériner une fusion. Pour aboutir, un éventuel regroupement devrait encore convaincre les coopérateurs, bien au-delà de la salle de réunion zurichoise.








