Visible dans toute la Suisse romande, la « lune du cerf » sera observable dès 21h45 ce jeudi. Bien qu’elle ne coïncide pas avec une super lune, ce phénomène céleste promet un spectacle saisissant pour les observateurs nocturnes.
Aussi appelée « lune des foins« , cette pleine lune de juillet marque un moment symbolique dans le calendrier astronomique, lié à des traditions anciennes et aux cycles naturels. MétéoSuisse prévoit un ciel dégagé, ce qui favorisera son observation.
Une pleine lune aux noms multiples et à la portée symbolique
La pleine lune qui se lèvera dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 juillet est connue sous plusieurs appellations. On l’appelle « lune du cerf », en référence à la période estivale durant laquelle les bois des cerfs entrent dans une phase de croissance rapide.
Selon Watson, cette appellation provient des peuples amérindiens du nord-est des États-Unis, qui associaient cette période à l’émergence des attributs symbolisant la force et la fertilité des mâles en vue de la saison du rut à l’automne.
D’autres appellations existent, comme « pleine lune des orages« , liée aux conditions météorologiques instables de l’été, ou encore « pleine lune des foins« , en rapport avec les récoltes agricoles estivales.
Conditions optimales attendues pour l’observation
D’après les prévisions météorologiques, la Suisse romande devrait bénéficier d’un ciel dégagé dans la nuit du 10 juillet. Cette clarté atmosphérique permettra d’observer la lune dès 21h45 en direction de l’est, moment où elle sera pleinement visible. Ce type d’événement attire régulièrement les curieux, amateurs d’astronomie ou simples promeneurs.
Bien que cette pleine lune ne soit pas une « super lune », où la lune est à son point le plus proche de la Terre et apparaît jusqu’à 14 % plus grande qu’à l’ordinaire, elle n’en reste pas moins un événement céleste marquant.
La prochaine super lune est prévue pour le 7 octobre, qui précise également que cette dernière survient lorsque la pleine lune coïncide avec le périgée de l’orbite lunaire.
Origines culturelles et transmission des savoirs lunaires
La tradition de nommer les pleines lunes du calendrier trouve ses racines dans l’observation attentive des cycles naturels. Les peuples amérindiens ont joué un rôle central dans la transmission de ces noms, souvent liés à des événements saisonniers ou à des comportements animaux spécifiques.
Dans le cas de la lune du cerf, cette dénomination reflète un moment biologique précis dans le cycle de vie de certains cervidés. En rattachant les phases lunaires à des repères concrets, ces cultures ont inscrit les phénomènes astronomiques dans la vie quotidienne.








