Le marché automobile suisse est en train de changer rapidement. De moins en moins d’acheteurs envisagent encore de choisir une voiture essence ou diesel, tandis que l’électrique gagne progressivement du terrain.
La hausse du prix des carburants pousse une partie des automobilistes à revoir leurs choix, alors que le prix reste un critère déterminant. Dans ce nouveau paysage, les constructeurs chinois profitent de l’évolution des attentes pour renforcer leur présence en Suisse.
Les moteurs thermiques perdent du terrain
Selon le dernier baromètre sur la mobilité réalisé par AXA Suisse auprès de 1788 personnes, les habitudes des automobilistes évoluent rapidement. Parmi les personnes qui envisagent d’acheter une voiture, seules 39% déclarent encore vouloir se tourner vers un modèle thermique, contre près de la moitié un an auparavant.
Cette baisse confirme un changement progressif dans les choix des consommateurs suisses. Les motorisations essence et diesel, longtemps dominantes sur le marché, séduisent désormais une part moins importante des futurs acheteurs.
La hausse du prix des carburants joue un rôle majeur dans cette évolution. Près d’une personne interrogée sur deux (46%) affirme que l’augmentation du coût de l’essence renforce son intention d’opter pour une voiture électrique.
Au-delà du prix du carburant, les automobilistes prennent également davantage en compte les coûts d’utilisation sur le long terme. L’entretien, la consommation énergétique et l’évolution des restrictions environnementales influencent de plus en plus la décision d’achat.
Le prix reste le principal frein à l’achat d’un véhicule
Si l’intérêt pour les voitures électriques progresse, le coût d’acquisition demeure un obstacle important pour de nombreux ménages.
Selon le baromètre AXA, plus d’un tiers des personnes interrogées reportent actuellement leur achat d’une nouvelle voiture en raison des prix élevés. Les jeunes conducteurs et les personnes disposant de revenus plus modestes sont particulièrement concernés.
En moyenne, les futurs acheteurs prévoient un budget d’environ 30 000 francs pour leur prochain véhicule. Les hommes et les seniors se montrent toutefois prêts à investir davantage.
Cette attention portée aux prix influence directement les choix des consommateurs. Face à des véhicules électriques souvent plus chers à l’achat que certains modèles thermiques, les acheteurs cherchent davantage de solutions accessibles et comparent plus largement les offres disponibles.
Les constructeurs chinois profitent du changement
Cette nouvelle sensibilité au prix ouvre une opportunité aux marques chinoises, particulièrement présentes sur le segment des véhicules électriques.
Selon l’enquête, 43% des futurs acheteurs suisses envisagent désormais d’acquérir un modèle provenant de Chine. Un chiffre en hausse de six points par rapport à l’année précédente.
Ces constructeurs profitent notamment d’une offre électrique plus large et de tarifs souvent plus compétitifs que ceux proposés par certaines marques traditionnelles.
Pour Cécile Libiez, d’AXA Suisse, cette évolution montre que les consommateurs suisses sont de plus en plus ouverts à de nouveaux acteurs du marché automobile, relève la RTS.
Le secteur pourrait donc connaître de nouveaux bouleversements dans les prochaines années, avec une concurrence renforcée entre constructeurs historiques, spécialistes de l’électrique et marques venues d’Asie.Les moteurs thermiques perdent du terrain








