L’enquête, réalisée par l’Association des Communes Suisses (ACS), l’association Ma Commune et la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW), révèle qu’environ 60 % des 621 communes sondées se considèrent comme « à la traîne » dans leur transition numérique. Certaines communes jugent même avoir « raté le virage informatique« , selon les résultats de l’enquêten, rapporte Blick.
Ce retard est particulièrement inquiétant face à la montée des cybermenaces, qui touchent de plus en plus d’infrastructures publiques. Parmi les lacunes les plus notables, de nombreuses communes manquent d’outils de base pour gérer efficacement la cybersécurité, comme des inventaires informatiques, des directives de sécurité ou des plans d’urgence adaptés.
Des plans d’urgence insuffisants pour les services essentiels
La situation est encore plus préoccupante quand on examine la gestion des services essentiels tels que l’eau et l’énergie. Bien que plus de la moitié des communes interrogées disposent de plans d’urgence, ces derniers sont jugés insuffisants pour garantir la sécurité des prestations systémiques. Seules la moitié des communes, au mieux, mènent une analyse systématique des risques pour anticiper les menaces.
Selon l’étude, environ un tiers des communes alémaniques et près de la moitié des communes romandes et tessinoises ne tiennent pas, ou de manière lacunaire, d’inventaire de leurs systèmes informatiques, ce qui rend difficile une gestion efficace des risques.
Des compétences en cybersécurité à renforcer
Le manque de formation en cybersécurité constitue un autre point de faiblesse majeur. Environ 50 % des communes romandes et alémaniques offrent des formations sur la cybersécurité, tandis que ce taux tombe à 21 % au Tessin.
Ces chiffres révèlent une grande disparité dans la préparation des employés face aux enjeux de la cybersécurité. De nombreuses communes dépendent de prestataires externes pour gérer ces questions cruciales, mais cette approche pose la question de l’autonomie et de la capacité des communes à se défendre seules contre les cybermenaces.
L’enquête met également en lumière un besoin croissant de soutien par des experts externes. Environ 60 % des communes souhaitent davantage d’assistance pour la gestion des risques, l’élaboration de directives de sécurité, les formations et la création de plans d’urgence. Ce soutien pourrait jouer un rôle clé dans la mise en place de mesures plus rigoureuses pour renforcer la cybersécurité à l’échelle locale.








