Ce camp de vacances suisse à 3 000 francs la semaine est devenu le rendez-vous des héritiers du monde entier

À Verbier, des camps de vacances facturés jusqu’à 3 000 francs la semaine accueillent les enfants de familles fortunées venues du monde entier.

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Ce camp de vacances suisse à 3 000 francs la semaine est devenu le rendez-vous des héritiers du monde entier : Crédit : Verbier.ch | Econostrum.info - Suisse

En Suisse, les camps de vacances ne se limitent plus aux séjours sportifs ou aux colonies traditionnelles. À Verbier, certaines offres haut de gamme attirent une clientèle fortunée venue des États-Unis, d’Inde, de Russie et d’autres régions du monde. 

Les familles sont prêtes à dépenser plusieurs milliers de francs pour offrir à leurs enfants un programme mêlant activités, langues et rencontres internationales. Un marché très particulier qui continue de se développer bien au-delà des frontières helvétiques.

Une semaine de vacances facturée jusqu’à 3 000 francs

Installé à Verbier, le camp Les Elfes International accueille chaque semaine jusqu’à 140 jeunes âgés de 6 à 17 ans. Ouvert été comme hiver, l’établissement reçoit presque exclusivement des enfants venus de l’étranger.

La clientèle est particulièrement cosmopolite. «On va avoir beaucoup d’Américains, beaucoup de Russes, beaucoup d’Indiens», explique Alexandra Stettler, directrice générale du camp, au micro de la RTS. Elle a repris la direction de l’établissement créé par son père il y a quarante ans.

Le prix du séjour se situe entre 2 000 et 3 000 francs par semaine. Un tarif qui réserve clairement ces vacances aux familles les plus aisées, avec des profils pouvant aller des riches héritiers aux enfants de célébrités, voire de familles princières.

Le programme comprend des cours de sport ou de langues pendant la matinée. Les jeunes peuvent notamment choisir d’étudier le français ou le chinois, avant de participer à différentes activités de plein air au cours de l’après-midi.

Des vacances pensées comme un premier réseau international

Pour les organisateurs, ces séjours ne servent pas uniquement à divertir les enfants pendant les vacances scolaires. Ils doivent également leur permettre de rencontrer des jeunes issus d’autres pays et de milieux similaires.

«C’est aussi une manière pour les enfants de se créer un premier network, de commencer à nouer des relations internationales avec d’autres enfants», souligne Alexandra Stettler. Les familles ne paient donc pas seulement pour l’hébergement et les activités, mais aussi pour l’environnement international proposé.

La Suisse bénéficie par ailleurs d’une image particulièrement rassurante auprès de cette clientèle. Sa stabilité, sa sécurité et la réputation de ses stations alpines constituent des arguments importants pour les parents étrangers.

Envoyer son enfant dans un camp suisse peut aussi représenter une forme de prestige social. Selon la directrice, certaines familles apprécient l’image associée à un séjour organisé dans un pays considéré comme calme et sûr.

Les organisateurs partent à la rencontre des familles fortunées

Attirer une clientèle aussi spécifique nécessite un important travail de prospection. Les responsables du camp ne se contentent pas de campagnes publicitaires en ligne ou de recommandations entre familles.

Alexandra Stettler prévoit ainsi de se rendre en Inde et en Amérique latine à l’automne afin de rencontrer personnellement des parents intéressés. Ces échanges directs permettent de rassurer les familles sur l’encadrement, les activités et les conditions d’accueil de leurs enfants.

Cette stratégie semble porter ses fruits. En plus de Verbier, Les Elfes organise également des camps à Crans-Montana et à La Tzoumaz, toujours en Valais.

L’entreprise s’est aussi développée à l’international en ouvrant un site au Japon il y a deux ans. Une expansion qui confirme l’intérêt croissant des familles fortunées pour ces vacances très haut de gamme, à mi-chemin entre séjour linguistique, expérience sportive et création d’un premier réseau mondial.

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