La Suisse connaît un retour en force des boissons locales, une tendance renforcée dans la gastronomie et les commerces de détail. Des enseignes telles que Migros, Denner ou Aldi ont fait part de leurs critiques sur les prix pratiqués par Coca-Cola, jugés trop élevés.
Plutôt que de continuer à vendre la boisson iconique, ces détaillants privilégient de plus en plus des alternatives suisses. Ce phénomène n’est pas isolé aux grandes surfaces : même les CFF ont supprimé Coca-Cola de leurs restaurants ferroviaires pour y proposer des boissons suisses comme Vivi Kola. Comme l’explique Urs Pfäffli, directeur de Gastro Kanton Zürich, cette tendance vers des produits régionaux ne cesse de croître dans le secteur de la gastronomie, relate Blick.
La montée en puissance des boissons locales
L’attrait pour les boissons locales ne se limite pas seulement aux grandes surfaces et aux restaurants ferroviaires. Dans la restauration, on constate également une préférence croissante pour des marques suisses telles que le Tony Mate ou la bière Appenzeller.
Ces produits, soutenus par la culture de la nuit et des bars, deviennent des alternatives populaires au Coca-Cola traditionnel. Alexander Bücheli, de la Commission suisse des bars et clubs (CSBC), souligne que cette évolution se fait ressentir particulièrement dans les établissements branchés, où des produits comme Goba Cola ou Goba Orange, qui remplacent le Coca-Cola, gagnent du terrain.
Sur la montagne du Säntis, par exemple, Coca-Cola a été remplacé par des alternatives locales pour mieux correspondre aux attentes des consommateurs et à la culture locale. Dans ces restaurants, les boissons non alcoolisées proviennent des sources minérales Gontenbad, et les boissons comme Goba Cola remplacent Fanta.
Coca-Cola conserve une place sur le marché
Malgré la montée des alternatives locales, Coca-Cola n’est pas près de disparaître du marché suisse. De nombreux consommateurs continuent de réclamer l’original, que ce soit dans les lieux publics ou lors d’événements sponsorisés.
Selon Maurus Ebneter, président de l’association des restaurateurs de Bâle-Ville, Coca-Cola reste la boisson non alcoolisée la plus répandue dans les restaurants qui privilégient les emballages réutilisables, ainsi que dans le secteur de la restauration à emporter.
Si certains établissements comme la Compagnie de navigation sur le lac de Zurich (ZSG) combinent des produits locaux avec Coca-Cola, cette dernière conserve une place importante, notamment grâce à son rôle de sponsor d’événements culturels et sportifs.
Alexandre Bücheli note aussi que le rôle de Coca-Cola dans la vie nocturne et dans les festivals reste essentiel, un domaine où l’influence du géant américain demeure intacte. Même sur le Grütli, la boisson gazeuse américaine est toujours en vente.








