Les puffs, ces cigarettes électroniques jetables, sont devenues un phénomène de mode, notamment chez les jeunes adultes. D’après une étude d’Unisanté réalisée à Lausanne, 59 % des jeunes entre 14 et 25 ans ont déjà utilisé ces produits, dont 12 % en consomment régulièrement.
Ces chiffres inquiétants ont joué un rôle déterminant dans la décision prise par le Conseil des États, qui a voté en faveur de l’interdiction de leur vente. Christophe Clivaz, à l’origine de la motion, a mis en avant la popularité grandissante de ces produits aux saveurs sucrées et aux emballages colorés, qui attirent particulièrement les jeunes, et a rappelé que ces appareils, dits « bombes à nicotine« , créent une dépendance rapide, rapporte 20 Minutes.
Des effets négatifs sur la santé et l’environnement
Outre leur impact sur la santé, les puffs posent également un problème environnemental. Ces cigarettes électroniques à usage unique contiennent des métaux précieux comme le lithium, utilisé dans leur batterie, qui risque de polluer si ces produits ne sont pas correctement recyclés.
Flavia Wasserfallen (PS/BE) a souligné lors de ses interventions que ces dispositifs sont souvent jetés dans la nature ou à la poubelle, aggravant ainsi la pollution. En plus de leur impact environnemental, les puffs représentent un danger immédiat en raison de leur potentiel à s’enflammer facilement, ce qui accentue leur risque pour la sécurité publique.
L’exemple des cantons suisses et des pays voisins
Plusieurs cantons suisses ont déjà pris les devants en interdisant la vente de ces produits. Le Jura a été le premier canton à introduire une interdiction en septembre 2024, suivi par le Valais. D’autres cantons, tels que Vaud, ont également limité la vente de puffs aux mineurs depuis juillet 2024.
À Genève, un projet de loi visant à interdire complètement leur vente a été déposé au début de l’année 2025. Sur la scène internationale, de nombreux pays européens ont également pris des mesures similaires. La Belgique a été la première à bannir les puffs en janvier 2025, suivie par la France, l’Irlande, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont également mis en place des législations interdisant leur vente, témoignant d’une tendance mondiale visant à limiter leur consommation.








