Contrairement aux idées reçues, de nombreux retraités français disposent d’un niveau de vie supérieur à celui des actifs. Une étude récente révèle que beaucoup d’entre eux bénéficient de pensions revalorisées et de revenus du patrimoine significatifs.
Une étude menée par l’Insee en 2023 montre que les retraités français jouissent d’un revenu médian supérieur à celui des actifs. Le revenu médian des retraités s’élève à 2 120 € par mois, soit 25 420 € par an. Pour rappel, le revenu médian d’une personne en seul en 2023 s’élevait à près de 2 150 € par mois. Pour le seuil de précarité, il était de 1 288 € pour une personne seule. Cette tendance dément les idées reçues sur la précarité des retraités et met en lumière une réalité économique complexe, où une grande partie des retraités bénéficie d’un pouvoir d’achat élevé, en grande partie grâce à des systèmes de pension revalorisés et des revenus complémentaires issus du patrimoine.
Les facteurs derrière un niveau de vie supérieur
Les raisons de cette situation favorable sont multiples. Tout d’abord, la revalorisation des pensions Agirc-Arrco joue un rôle important dans cette dynamique. En 2023, ces pensions complémentaires ont connu une augmentation significative de 4,9%, permettant aux retraités de conserver leur pouvoir d’achat malgré la hausse des prix. Les retraites sont donc adaptées à l’inflation, garantissant ainsi un maintien du niveau de vie, même dans un contexte économique tendu.
Par ailleurs, les revenus du patrimoine sont un facteur majeur de l’amélioration du niveau de vie des retraités. Beaucoup d’entre eux possèdent des biens immobiliers ou des investissements financiers générant des loyers, dividendes ou intérêts. Ces revenus complémentaires sont un atout considérable, car ils ne dépendent pas des augmentations de pensions et sont souvent plus élevés que ceux des actifs. Ainsi, les retraités ont souvent un revenu total bien plus important, particulièrement pour ceux qui ont bénéficié d’une accumulation d’actifs au fil des années.
Les disparités persistantes parmi les retraités
Cependant, malgré cette situation favorable pour de nombreux retraités, l’étude révèle que 11,1% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté. Cette situation touche principalement les femmes, qui subissent des inégalités liées à des carrières professionnelles plus courtes ou moins bien rémunérées. Les retraités ayant travaillé dans des secteurs à bas salaire, ou ceux ayant eu des carrières plus fragmentées, sont souvent les plus touchés par la précarité.
Si la situation des retraités semble relativement favorable aujourd’hui, des défis subsistent pour les générations futures. Le financement du système de retraite, notamment face au vieillissement de la population, soulève des questions sur la viabilité à long terme des pensions actuelles. De plus, les disparités économiques entre les générations risquent de se creuser davantage si des réformes ne sont pas mises en place pour garantir une redistribution équitable des ressources.










Le ratio qui compte ce n’est pas le ratio « actif/inactif +60 » mais c’est le ratio global
« actifs/inactifs (+60 et -20) ». Avec la baisse relative et absolue des classes jeunes, cela compensera ou allègera au moins en partie la « charge » sur les actifs. Grâce à la baisse des charges d’enfants, les actifs vont voir leur niveau de vie progresser. Au final tout dépend de » sur qui porte la charge ». La charge des enfants porte sur les familles (élever un enfant « coûte » environ 200000 euros); mais la charge des vieux parents porte (pour l’instant) sur la collectivité. Il faudra faire payer plus ceux qui n’auront pas élevé d’enfants (ce n’est pas très compliqué à faire).