Le gouvernement a annoncé une « année blanche » pour 2026, visant à geler les pensions, les prestations sociales et les salaires des fonctionnaires afin de réduire le déficit public. Cette décision aura un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français, en particulier des retraités. En l’absence de revalorisation face à l’inflation, les retraités risquent de subir une véritable érosion de leurs ressources, ce qui soulève des préoccupations majeures pour les années à venir.
L’une des mesures les plus frappantes de cette « année blanche » concerne le gel des pensions de retraite. En 2026, les 17 millions de retraités ne verront aucune augmentation de leurs pensions, malgré la hausse des prix. Par exemple, un retraité percevant 1 000 euros par mois en 2025 continuera à toucher cette même somme en 2026, sans ajustement pour compenser l’inflation.
Les retraités, souvent dépendants de leur pension pour subvenir à leurs besoins de base, seront directement impactés par cette mesure. Leurs revenus resteront les mêmes, mais leurs dépenses augmenteront, creusant encore davantage le fossé entre leurs besoins et leurs ressources. Ce gel des pensions représente, en fait, une baisse déguisée du pouvoir d’achat, puisque les retraités ne bénéficieront d’aucune compensation face à l’inflation.
Outre les retraites , les prestations sociales et les fonctionnaires également touchés
Au-delà des retraités, cette politique affectera également les bénéficiaires de prestations sociales telles que le RSA, les allocations familiales et l’APL. Ces aides, pourtant essentielles pour les familles modestes, resteront également figées, ce qui, de facto, reviendra à une baisse du pouvoir d’achat pour des millions de Français. Les foyers qui dépendent de ces prestations risquent de voir leur situation financière se détériorer, car l’augmentation des prix affectera plus durement leurs budgets.
Les fonctionnaires, de leur côté, se verront privés de toute augmentation salariale en 2026. En période d’inflation, cette stagnation salariale affectera également leur pouvoir d’achat, et ce, dans un contexte où de nombreuses conditions de travail dans la fonction publique se sont déjà détériorées. Le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu et de la CSG pourrait aussi entraîner des hausses d’impôts pour certains foyers, notamment ceux dont les revenus se situent aux seuils des tranches fiscales. Ainsi, des familles de classe moyenne risquent de se retrouver dans une situation fiscale plus complexe, avec des revenus stagnants et des charges augmentées.
Une politique de rigueur aux conséquences incertaines
Le gel des pensions et des prestations sociales fait partie d’un plan plus vaste visant à réduire le déficit public. Le gouvernement espère réaliser des économies de 7 milliards d’euros en 2026 grâce à ces mesures. Toutefois, certains économistes estiment que cette approche pourrait affecter gravement la croissance économique en réduisant le pouvoir d’achat des Français et en ralentissant la consommation.
Le plan Bayrou, bien qu’approuvé par Bruxelles, soulève des nombreuses inquiétudes sociales. La réduction des services publics (par exemple, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois) pourrait également impacter la qualité des services essentiels, comme l’éducation et la santé, touchant davantage les populations précaires. Le gel des pensions, au cœur de cette politique, pourrait donc avoir des effets dévastateurs sur les plus vulnérables, alimentant les tensions sociales et politiques.








