Retraites : les mères de famille pourraient enfin voir leurs pensions augmenter

Les mères de famille pourraient bénéficier de réformes des retraites visant à améliorer leurs pensions, mais les propositions suscitent des débats sur leur financement.

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Retraite
Retraite : ces catégories de femmes gagnent un avantage crucial dès 2026. Crédit : Canva | Econostrum.info

Les mères de famille sont au cœur des négociations sur la réforme des retraites. Face aux inégalités qu’elles rencontrent en raison de carrières interrompues, syndicats et patronat proposent des mesures pour améliorer leurs pensions. Mais ces solutions, entre révision du calcul des pensions et surcote, soulèvent des questions sur leur financement et leur coût.

Le Medef a proposé de modifier le calcul des pensions des mères de famille. Actuellement, la pension est calculée sur la base des 25 meilleures années de salaire. Le Medef suggère de réduire cette période à 23 ou 24 années. Cette modification, selon l’organisation patronale, permettrait d’améliorer le montant de la pension pour les mères de famille, en prenant en compte un plus grand nombre d’années de salaire, souvent moins élevé en raison des interruptions professionnelles liées à la maternité.

La surcote élargie : une mesure soutenue par la CFE-CGC

La CFE-CGC a proposé d’étendre le système de surcote, introduit par la réforme de 2023. Ce système permet aux mères ayant plus de trimestres validés que nécessaire d’augmenter leur pension de 1,25 % par trimestre supplémentaire, dans une limite de 5 %. Le syndicat suggère d’appliquer cette surcote dès 62 ans, plutôt que 63, afin d’atteindre une bonification maximale de 10 % de la pension. La CFE-CGC estime qu’environ 25 à 30 % des femmes en bénéficieraient selon les générations concernées.

Malgré ces propositions, des tensions apparaissent concernant le financement de ces réformes. Le Medef reste opposé à toute augmentation des dépenses publiques pour financer les améliorations proposées. Selon lui, la révision du mode de calcul des pensions des mères de famille pourrait se faire sans dépenses supplémentaires, contrairement aux suggestions de syndicats comme la CFE-CGC, qui réclament une augmentation des fonds alloués aux femmes. Le financement de ces propositions reste donc un point de friction majeur entre les parties.

Un avenir incertain pour les réformes des retraites

Un autre point évoqué dans les négociations concerne l’âge de la décote, actuellement fixé à 67 ans. La CFTC propose de baisser cet âge, en particulier pour les femmes qui, dans une grande majorité, prolongent leur activité jusqu’à cet âge afin d’obtenir une retraite à taux plein. La CFTC plaide aussi pour un système forfaitaire plutôt que proportionnel concernant la majoration des pensions pour les mères de famille, une mesure jugée plus équitable, mais qui suscite des inquiétudes côté patronat en raison de son coût.

Bien que les propositions se multiplient pour améliorer les pensions des mères de famille, l’issue des négociations reste incertaine. Les partenaires sociaux peinent à s’entendre sur les mesures à adopter, notamment en raison des divergences de fond sur le financement et l’ampleur des réformes. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec pour objectif de parvenir à un compromis avant la fin des négociations la semaine prochaine.

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