Le vieillissement de la population française soulève des enjeux majeurs en matière d’urbanisme, de santé publique et de cohésion sociale. À l’heure où plus de 17 millions de personnes en France sont retraitées, la question de savoir où il fait bon vieillir devient de plus en plus centrale.
Pour répondre à cette question, Le Parisien a établi un classement exclusif des communes de plus de 5 000 habitants les plus favorables aux seniors, en se fondant sur une trentaine de critères objectifs. Le palmarès 2025 met en lumière une nette domination des villes du littoral méditerranéen.
Parmi les 20 premières places, 18 sont occupées par des stations balnéaires, reflet d’un attrait constant pour le soleil, la mer et le calme relatif. Hyères (Var), Menton (Alpes-Maritimes) et Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) forment le podium. Ces communes combinent un bon niveau de services médicaux, une offre culturelle solide et un cadre naturel privilégié.
Les retraités qui choisissent ces destinations cherchent avant tout un environnement propice à la qualité de vie : climat doux, proximité de la mer, infrastructures de santé accessibles. À Hyères, plus de 37 % de la population a plus de 60 ans. Le maire, Jean-Pierre Giran, souligne le rôle déterminant de la vie associative et du tissu culturel local. Les contraintes restent toutefois notables : prix du foncier très élevés, transports en commun limités et insécurité plus marquée qu’ailleurs.
L’Ouest et la montagne comme alternatives crédibles
Derrière le Sud, la Bretagne tire son épingle du jeu avec Saint-Malo et Douarnenez dans le top 10. Ces villes allient un cadre de vie agréable, une vie culturelle dynamique et un marché immobilier plus accessible. À Douarnenez, un appartement s’achète autour de 2 300 euros/m², bien loin des tarifs méditerranéens. Saint-Malo, bien reliée à Paris, séduit aussi les ex-actifs franciliens.
Côté montagne, Chamonix, Briançon ou encore Digne-les-Bains figurent dans le haut du classement grâce à leur attrait touristique et leurs commerces de proximité. Ces communes peinent néanmoins à offrir une densité médicale suffisante et affichent des prix immobiliers parmi les plus hauts du pays.
Les grandes villes pas adaptées aux retraités ?
À l’inverse, les métropoles françaises sont mal classées. Paris (865e), Marseille (347e) ou Lyon (692e) souffrent de plusieurs handicaps : insécurité, manque d’accessibilité aux soins, coût de la vie élevé et isolement social. Même des villes moyennes bien dotées comme Strasbourg ou Limoges peinent à se hisser dans le haut du classement.
Le message est clair : pour bien vieillir, les seniors privilégient les villes de taille intermédiaire, proches de la nature, dotées de services de santé accessibles et d’un tissu social actif. Le défi pour les collectivités sera désormais d’adapter leurs politiques publiques à cette génération vieillissante mais active, en quête de sens et de lien social.









J’ai 75 ans suis obligé de travailler après 58 ans de labeurs divers. Tout ça pour 1000euros de retraite.
Et on paie pour des fainéants qui n’ont rien foutu de leur vie.