En 2026, les conditions pour valider un trimestre de retraite en France ont évolué avec la revalorisation du salaire minimum (Smic). Cette modification touche une grande variété de profils, tels que les salariés à temps partiel, les travailleurs indépendants ou ceux ayant des parcours professionnels discontinus.
La validation des trimestres repose désormais sur le montant de salaire soumis à cotisations, et non sur la durée de travail. Voici les principaux points à retenir pour ne pas risquer de perdre des trimestres de retraite.
Le calcul des trimestres de retraite en fonction du Smic
Le principe de validation d’un trimestre repose sur l’atteinte d’un seuil basé sur le Smic horaire. En 2026, un salarié doit percevoir un minimum de 1 803 euros brut pour valider un trimestre. Pour valider plusieurs trimestres, les seuils sont les suivants : 3 606 euros pour deux trimestres, 5 409 euros pour trois trimestres et 7 212 euros pour quatre trimestres sur l’année. Ces montants sont appliqués à l’ensemble des revenus soumis à cotisations, ce qui inclut les salaires, mais aussi les revenus des travailleurs indépendants.

L’augmentation du Smic entraîne une hausse automatique du salaire minimum requis pour valider un trimestre. Cette évolution profite aux travailleurs à temps partiel ou aux contrats courts, en permettant de valider des trimestres même avec une durée de travail réduite, tant que le revenu annuel atteint les seuils établis. Toutefois, un salarié ne peut valider plus de quatre trimestres par an, même en cas de salaire élevé, car le plafond de la Sécurité sociale limite l’impact des salaires excessivement élevés sur le nombre de trimestres validés.
Les travailleurs les plus concernés par ces évolutions
Les salariés à temps partiel ou en contrat à durée déterminée (CDD), ainsi que les travailleurs indépendants, sont les plus touchés par cette revalorisation. En effet, un salaire trop faible, même avec un nombre d’heures de travail conséquent, peut empêcher la validation d’un trimestre si le seuil requis n’est pas atteint. De même, les travailleurs indépendants, dont la validation de trimestres repose sur les cotisations versées et non sur un salaire, devront s’acquitter de cotisations plus élevées. Pour un indépendant, il faudra atteindre 322 euros de cotisations pour valider un trimestre, et jusqu’à 1 289 euros pour valider quatre trimestres dans l’année.
Les salariés proches du Smic, qui ne travaillent que partiellement ou de manière irrégulière, pourraient également rencontrer des difficultés pour valider l’intégralité de leurs trimestres. La hausse du Smic sans une augmentation proportionnelle des heures travaillées peut entraîner une situation où ces travailleurs n’atteignent pas les seuils nécessaires, malgré une activité professionnelle.
Enfin, les travailleurs indépendants sont particulièrement pénalisés par cette revalorisation, car les seuils de cotisations à atteindre doublent presque par rapport aux salariés. Cette situation complique l’accès à la retraite pour de nombreux travailleurs indépendants, dont les revenus peuvent être irréguliers.
Ces nouvelles règles de validation de trimestres incitent à une gestion attentive des revenus et à une vérification régulière des droits à la retraite pour éviter des surprises lors de la liquidation des pensions. La mise en place de ces seuils revêt une grande importance pour ceux qui envisagent de partir à la retraite et souhaitent s’assurer d’avoir validé tous leurs trimestres.








