Le nouvel abattement de 2 000 euros annoncé par François Bayrou pour les retraités suscite de nombreuses interrogations. Cette réforme remplace l’abattement de 10%, mais soulève des questions sur son application et ses conséquences.
L’abattement de 10% sur les pensions des retraités existe depuis 1977. Il permettait à chaque retraité de déduire 10% de ses revenus de retraite, dans la limite de 4 399 euros par foyer fiscal. Cette mesure a été mise en place sur le modèle de la déduction des frais professionnels des actifs. Toutefois, le Premier ministre a estimé que ces « avantages » n’étaient plus justifiés dans le contexte actuel.
Ainsi, le gouvernement propose de le remplacer par un abattement forfaitaire de 2 000 euros par retraité, quel que soit le montant de sa pension. Le gouvernement justifie cette réforme en soulignant que l’ancien système ne prenait pas suffisamment en compte les disparités entre les retraités, en particulier les petites et moyennes retraites. L’objectif serait de simplifier le calcul tout en préservant les plus modestes.
Un abattement forfaitaire pour tous les retraités
Ce nouvel abattement de 2 000 euros est un forfait, ce qui signifie que tous les retraités pourront bénéficier de la même déduction, indépendamment de leurs revenus. Cela marque un tournant par rapport à l’ancien système où l’abattement était proportionnel aux revenus. Par exemple, un retraité avec une pension de 3 000 euros bénéficiait d’un abattement de 300 euros, tandis qu’un retraité avec une pension de 5 000 euros bénéficiait d’une déduction bien plus élevée.
Désormais, l’abattement sera identique pour tous les retraités, mais il ne pourra pas dépasser 2 000 euros. Ce changement pourrait avantageusement simplifier le système, notamment pour les retraités ayant des revenus modestes. Toutefois, cela soulève aussi des préoccupations, notamment chez les retraités vivant seuls.
En effet, bien que l’abattement soit le même pour tous, les personnes isolées pourraient être pénalisées par rapport aux couples, qui bénéficieront de deux abattements, soit 4 000 euros au total. Cette différence risque d’accentuer les inégalités, notamment pour les plus modestes.
La mise en place de la réforme
Le projet de réforme, qui doit encore être validé par le Parlement, est prévu pour 2026, dans le cadre du budget de l’année. D’ici là, les retraités pourront s’informer davantage sur l’impact de cette réforme, notamment via des simulateurs qui permettent d’estimer l’impact de cet abattement sur leur impôt sur le revenu.
Certains experts soulignent que la mise en place de cet abattement forfaitaire pourrait entraîner des économies de gestion et une réduction des inégalités fiscales, mais ces avantages devront être mis en balance avec le risque de pénaliser les retraités qui ne bénéficient pas d’un partenaire pour cumuler l’abattement.









Une fois de plus les personnes seules seront pénalisées en effet les charges sont toujours plus élevées .
C’est injuste.
Nous sommes les plus taxés en France et ça continue !….