Livret A, LEP, LDDS : faut-il craindre une nouvelle baisse des taux début 2026 ?

Les taux des livrets réglementés pourraient de nouveau reculer début 2026, malgré l’attente d’un rebond par certains épargnants.

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Livret A, LEP, LDDS : faut-il craindre une nouvelle baisse des taux début 2026 ? Crédit : Canva | Econostrum.info

Après une chute notable des taux des livrets réglementés au 1er août 2025, les épargnants doivent se préparer à une possible nouvelle baisse dès février 2026. La perspective d’un rebond semble de plus en plus improbable, au vu de la tendance actuelle de l’inflation et des taux interbancaires.

Le 1er août 2025, les taux des principaux livrets réglementés ont connu leur plus forte diminution depuis plus de quinze ans. Le Livret A et le LDDS sont passés de 2,40 % à 1,70 %, tandis que le LEP a reculé de 3,50 % à 2,70 %. Cette révision semestrielle s’appuie sur deux indicateurs : l’inflation hors tabac et le taux €STR, qui représente le coût des prêts à court terme entre banques de la zone euro.

Sur le premier semestre 2025, l’inflation moyenne s’est établie à 0,9 %, contre 1,47 % au semestre précédent. Quant au €STR, il a chuté de 3,45 % fin 2024 à 2,46 % en juin 2025. Résultat : un affaiblissement mécanique des taux selon la formule officielle de calcul.

Février 2026 : vers une nouvelle baisse modérée des livrets réglementés ?

La prochaine échéance de révision aura lieu le 1er février 2026. Et sauf surprise macroéconomique, les indicateurs laissent présager un nouveau recul. Selon les données rapportées par Moneyvox, l’inflation reste stable à 0,9 % sur un an, et les prévisions de l’Insee tablent sur un maintien proche de 1 % pour le second semestre 2025. Par ailleurs, le €STR pourrait continuer à baisser, surtout si la Banque centrale européenne décide de nouvelles réductions de ses taux directeurs.

Dans ce contexte, le taux technique du Livret A ressortirait autour de 1,30 %, contre 1,70 % actuellement. La baisse serait donc de 0,40 point, inférieure à celle de l’été, mais suffisante pour réduire encore le rendement net d’inflation. Le LEP, dont le taux est historiquement maintenu 1 point au-dessus de celui du Livret A, tomberait alors à 2,30 %.

Des conséquences concrètes pour les épargnants

La perspective d’un taux du Livret A à 1,30 % dès février 2026 pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour les 81 % de Français détenteurs d’un Livret A, cela signifie un rendement réel faible, voire négatif après inflation. Si les autorités continuent de privilégier la rigueur monétaire, les placements garantis risquent de perdre encore en attractivité dans les mois à venir.

Pour les épargnants les plus modestes, le LEP reste une option plus intéressante, bien qu’elle aussi menacée par une nouvelle baisse. En l’absence de reprise de l’inflation ou de retournement de politique monétaire, les taux élevés observés en 2023-2024 semblent désormais derrière nous. La prudence reste donc de mise pour les mois à venir.

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