Après deux hausses consécutives en septembre et en octobre, le prix repère du gaz progressera de nouveau le 1er novembre. Cette fois, la hausse atteindra exactement 6,6 % en moyenne, avec des conséquences différentes selon l’usage du gaz et le contrat souscrit.
Les factures de gaz vont encore grimper. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé, ce lundi 12 octobre, une nouvelle hausse du prix repère de vente du gaz (PRVG) au 1er novembre. Celui-ci passera de 182,88 à 194,90 euros TTC par mégawattheure, soit une augmentation moyenne de 6,6 %. Après les hausses de 5,6 % en septembre et de 6,3 % en octobre, cette nouvelle évolution risque de peser davantage sur les budgets des ménages à l’approche de l’hiver. (CRE)
Une nouvelle hausse qui touchera environ 6 millions de ménages
La CRE explique cette progression par l’augmentation des prix du gaz sur les marchés de gros en septembre par rapport au mois d’août. Parmi les trois grandes composantes du prix repère, seule celle liée à l’approvisionnement évoluera au 1er novembre. Les coûts d’acheminement et les taxes resteront inchangés à cette échéance.
La hausse ne concernera toutefois pas tous les consommateurs de la même manière. Environ 6 millions de ménages, soit près de 60 % des abonnés résidentiels au gaz, disposent d’une offre indexée sur le prix repère. Pour ces clients, la CRE prévoit une augmentation moyenne de 12 euros TTC sur la facture de novembre.
L’impact dépendra aussi de l’utilisation du gaz. Selon les estimations d’Octopus Energy rapportées par TF1 Info, la hausse représenterait environ 18 euros supplémentaires par an pour un foyer qui utilise le gaz pour la cuisson et l’eau chaude. Pour un logement chauffé au gaz, elle pourrait atteindre 135 euros par an. À titre d’exemple, pour un foyer de quatre personnes consommant 10 000 kWh par an pour son chauffage, le fournisseur estime que la facture pourrait passer de 1 450 euros en janvier à 1 948 euros en novembre. Ces montants sont des estimations, et non des factures identiques pour tous les ménages.
Les clients ayant choisi une offre à prix fixe ne sont, en principe, pas concernés par cette variation tant que les conditions de leur contrat restent inchangées. Ces offres représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels à la fin de 2025.

La facture annuelle pourrait augmenter de 135 euros en 2026
La tendance pourrait se prolonger sur l’ensemble de l’année. Sous réserve que les conditions de marché restent relativement stables d’ici à décembre, la CRE estime que la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait être supérieure de 11 % à celle de 2025. Cela représenterait environ 135 euros TTC supplémentaires sur l’année. Le régulateur précise que les prix étaient particulièrement bas en début d’année, ce qui contribue à cette évolution.
Le marché européen reste sous pression. L’indice néerlandais TTF, qui sert de référence pour le gaz en Europe, est passé de 31,47 euros par mégawattheure le 27 février à 82,76 euros pour les contrats de livraison en novembre, selon les données rapportées par BFM Business. La guerre au Moyen-Orient contribue aux tensions sur les marchés de l’énergie.
Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz en juillet 2023, le prix repère publié chaque mois par la CRE sert de référence pour comparer les offres. Il ne s’agit pas d’un tarif que les fournisseurs sont obligés d’appliquer. Au 30 juin 2026, 10,23 millions de ménages disposaient d’un contrat de gaz naturel en France. Pour savoir si la hausse de novembre affectera leur budget, les consommateurs doivent donc vérifier les modalités d’évolution du prix prévues dans leur contrat








