Elle travaillait 14 heures par jour, 7j/7 : la justice lui accorde plus d’un million d’euros d’indemnités

Une décision de justice met en lumière les conditions de travail d’une employée d’hôtel et les conséquences financières pour son ancien employeur.

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Elle travaillait 14 heures par jour, 7 jours sur 7 : la justice lui accorde plus d'un million d'indemnités. Crédit : Canva | Econostrum.info

Après avoir travaillé jusqu’à 14 heures par jour sans prendre de repos, une employée d’hôtel a décidé de saisir la justice contre son employeur. Une bataille juridique qui a duré plusieurs années mais au bout de laquelle la jeune femme a obtenu gain de cause.

L’affaire concerne une jeune femme nommée Fany Mabel Escobar, ancienne salariée d’un hôtel employée par Daniel Armando Rizzo. Selon sa plainte, l'employée travaillait de 9 heures à 23 heures, sept jours sur sept, alors que son jour de repos était officiellement fixé au dimanche. Une version contestée par l'employeur de la jeune femme, celui-ci affirmait que ses horaires étaient limités du lundi au vendredi, de 9 heures à 13 heures puis de 17 heures à 21 heures, auxquels s’ajoutaient quatre heures le samedi.

Sauf que voilà, les témoignages recueillis pendant la procédure ont néanmoins conforté les déclarations de l'employée. En effet, de nombreuses personnes qui ont séjourné dans l’établissement où travaillait la jeune femme ont affirmé l’avoir vue travailler dès le matin et poursuivre certaines activités jusque tard dans la nuit. Pire même, l’un des témoin a même indiqué qu’elle pouvait rester occupée jusqu’à 2 ou 3 heures du matin, rapporte la presse locale. 

Elle assurait également l’entretien des parties communes, la perception des loyers, certaines tâches administratives, des travaux de peinture et l’accueil des clients arrivant pendant la nuit. Elle devait aussi surveiller l’établissement lorsque le propriétaire était absent. L'employée vivait par ailleurs dans une chambre de l’hôtel avec son fils mineur. Elle disposait même d’écrans de surveillance reliés aux caméras de sécurité de l’établissement.

Les magistrats ont considéré que ce logement constituait un avantage en nature lié à son emploi. Comme cet avantage ne figurait pas sur ses bulletins de salaire, sa valeur a été prise en compte dans le calcul de ses droits.

Plus d’un million de pesos d’indemnisation, mais une somme revue à la baisse

La juridiction a estimé que le non-paiement des heures supplémentaires et l’enregistrement incorrect de la rémunération constituaient des manquements suffisamment graves pour justifier la rupture du contrat aux torts de l'employeur. En première instance, l’indemnisation avait été fixée à 1 163 740,60 pesos. La Chambre II de la Cour nationale d’appel du travail a partiellement revu cette décision le 7 août 2026.

Les magistrats ont écarté une somme supplémentaire de 76 587,78 pesos, ramenant le montant retenu à 1 087 152,82 pesos argentins. La juridiction a également supprimé la sanction visant l'employeur pour conduite imprudente et malveillante pendant la procédure. En revanche, elle a confirmé son obligation de remettre un certificat de travail comportant des informations exactes sur la relation professionnelle et de prendre en charge les frais de première instance.

L’indemnisation n’est pas encore définitive en valeur réelle. Les juges ont ordonné son actualisation selon les règles applicables. Le montant final dépendra donc du calcul effectué ultérieurement.

 

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