Près de trois voitures sur dix sont recalées au contrôle technique dans certains départements de l’Ouest, contre moins d’une sur dix dans le Val-d’Oise. Le bilan 2025 révèle des écarts importants entre les territoires. L’âge des véhicules et leur entretien peuvent jouer un rôle, même si les chiffres ne permettent pas d’expliquer précisément ces différences.
En 2025, les centres de contrôle technique français ont réalisé environ 27,6 millions de contrôles, selon l’Organisme technique central (OTC). Le réseau comptait 6 784 centres agréés. Au total, le taux de contre-visite s’est établi à 19,30 %, soit près d’un véhicule sur cinq. Pour les voitures particulières, il atteint 18,92 %, contre 22,39 % pour les véhicules utilitaires légers.
Naturellement, l’âge du véhicule pèse dans les résultats. Selon les chiffres rapportés par 20 Minutes, 80 % des voitures ayant échoué au contrôle technique ont plus de dix ans. Avec le temps, certaines pièces s’usent et des défauts peuvent apparaître, essentiellement au niveau des pneus, des freins, de l’éclairage… Les problèmes liés à la pollution peuvent, aussi, entraîner un refus. L’entretien joue aussi un rôle. Un conducteur qui vérifie régulièrement ses pneus, ses feux ainsi que ses équipements peut repérer certains défauts avant le contrôle.
Comment éviter une contre-visite
Ainsi, les résultats varient fortement selon les départements. L’Ille-et-Vilaine détient le taux de contre-visites le plus haut, avec 27,64 %. La Loire-Atlantique suit à 26,75 %, devant le Maine-et-Loire, à 25,68 %. Dans ces territoires, plus d’un quart des voitures contrôlées doivent faire l’objet d’une contre-visite.
À l’inverse, les taux les plus faibles se trouvent en Île-de-France. Le Val-d’Oise affiche seulement 9,77 %, tandis que la Seine-Saint-Denis atteint 10,46 %. L’écart entre l’Ille-et-Vilaine et le Val-d’Oise dépasse ainsi 17%. Comment expliquer une telle différence ?
Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu, dont l’âge moyen des voitures, leur kilométrage, les habitudes d’entretien ou encore les conditions climatiques. Néanmoins, les chiffres disponibles ne permettent pas de déterminer précisément le poids de chacun de ces éléments. Ils ne prouvent pas, non plus, que les contrôleurs appliquent des critères différents selon les régions.
Pour les automobilistes, quelques vérifications avant le rendez-vous peuvent éviter certains problèmes, comme l’état des pneus, le fonctionnement des feux, la visibilité du pare-brise et le bon état des équipements de sécurité. Si le contrôle révèle une défaillance majeure, le propriétaire doit effectuer les réparations et présenter son véhicule à une contre-visite dans un délai de deux mois. En cas de défaillance critique, la circulation du véhicule est interdite à partir de minuit le jour du contrôle technique, jusqu’à ce que les réparations nécessaires aient été réalisées.








