Les demandeurs d’emploi s’interrogent souvent sur l’effet du chômage sur leur future pension. Certaines périodes permettent de valider des trimestres et d’accumuler des points pour la retraite complémentaire, tandis que d’autres n’ont aucun effet. Voici ce qu’il faut savoir pour anticiper son départ à la retraite.
Lorsqu’un demandeur d’emploi perçoit des allocations, chaque tranche de 50 jours de chômage permet de valider un trimestre pour la retraite de base. Ce calcul est indépendant du montant perçu et se limite à quatre trimestres par an.
Les allocations concernées incluent notamment l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS). De plus, certaines périodes de différé d’indemnisation et d’activité partielle sont prises en compte, garantissant ainsi une continuité dans la validation des droits.
Chômage non indemnisé : des trimestres sous conditions
Les périodes de chômage non indemnisé permettent aussi de valider des trimestres, mais sous conditions. La première période sans indemnisation ouvre droit à six trimestres validés (à raison d’un trimestre par tranche de 50 jours), dans la limite de quatre trimestres par an.
Pour les personnes âgées de plus de 55 ans, ayant cotisé au moins 80 trimestres, il est possible de valider jusqu’à 20 trimestres supplémentaires, à condition que le chômage non indemnisé suive immédiatement une période indemnisée.
En revanche, ces périodes ne permettent pas d’acquérir des points pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, ce qui peut avoir un impact sur le montant final de la pension.
Chômage partiel : un dispositif spécifique
Les périodes de chômage partiel sont prises en compte différemment. Ici, chaque 220 heures de chômage partiel indemnisé permettent de valider un trimestre pour la retraite de base, avec un plafond de quatre trimestres par an.
En parallèle, il est possible d’obtenir des points Agirc-Arrco si l’indemnisation dépasse 60 heures dans l’année. Ce dispositif permet de limiter la perte de droits à la retraite pour les salariés impactés par des périodes d’activité réduite.
Retraite complémentaire : des droits maintenus en cas de chômage indemnisé
Le chômage indemnisé permet de continuer à acquérir des points pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, sous certaines conditions.
Le calcul se base sur une assiette de cotisation fictive, estimée à partir du dernier salaire avant la perte d’emploi. Cette assiette est multipliée par le taux de cotisation applicable pour déterminer le nombre de points accordés.
En revanche, les périodes de chômage non indemnisé n’ouvrent pas de droits à la retraite complémentaire, ce qui peut réduire la pension globale.
Anticiper l’impact du chômage sur sa retraite
Si le chômage peut avoir un effet sur le calcul de la retraite, des dispositifs existent pour limiter la perte de droits. Les périodes indemnisées permettent de valider des trimestres et de maintenir une partie des droits à la retraite complémentaire. En revanche, le chômage non indemnisé, sauf exceptions, impacte davantage la pension finale.
Il est recommandé de faire régulièrement un point avec les organismes de retraite pour vérifier les droits acquis et, si nécessaire, envisager des solutions complémentaires comme le rachat de trimestres ou l’épargne retraite.








