Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a présenté ce lundi une feuille de route budgétaire ambitieuse pour 2025. Objectif : ramener le déficit public à un niveau maîtrisé tout en sécurisant la croissance économique. Ce plan repose notamment sur 50 milliards d’euros d’économies, une somme considérable qui suscite autant d’espoirs que de défis.
Le gouvernement a revu ses prévisions budgétaires pour 2025 avec un objectif de déficit public compris entre 5 % et 5,5 % du PIB. Ce chiffre, bien qu’en deçà des 6,1 % attendus pour 2024, reste supérieur à celui envisagé par le précédent gouvernement, qui visait 5 %. Éric Lombard a insisté sur l’importance de maintenir cet équilibre pour ne pas compromettre la croissance, tout en répondant aux exigences de discipline budgétaire imposées par les partenaires européens.
Des économies à hauteur de 50 milliards d’euros
Pour atteindre cet objectif, le ministre a annoncé un plan d’économies de 50 milliards d’euros, mêlant réductions des dépenses publiques et révisions budgétaires. Ce montant inclut des coupes dans certains secteurs jugés moins prioritaires, tout en maintenant des investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé et la transition écologique. Ces efforts visent à combler une partie des déficits structurels et à redonner une marge de manœuvre financière à l’État.
Conscient des tensions suscitées par ces annonces, Éric Lombard a prévu de rencontrer les différents partis politiques à Bercy dans les jours à venir. Il mise sur un dialogue renforcé avec les formations de gauche, qu’il considère comme des interlocuteurs ouverts à un compromis budgétaire, contrairement à d’autres forces politiques. Cette démarche vise à éviter une nouvelle censure parlementaire, comme celle qui a frappé le précédent budget.
Le ministre de l’Économie face aux critiques
Face aux critiques concernant l’impact potentiel de ces économies sur les services publics, le ministre se veut rassurant. Il affirme que ces coupes budgétaires seront ciblées pour préserver les secteurs essentiels tout en réduisant les dépenses superflues. Toutefois, l’ampleur des économies soulève des inquiétudes, notamment du côté des collectivités locales et des organisations syndicales, qui redoutent un affaiblissement de certains services.
Au-delà des économies, le gouvernement cherche à protéger et stimuler la croissance économique. Cette politique budgétaire se veut une réponse pragmatique aux pressions exercées par la dette publique, tout en s’assurant que les investissements nécessaires à la relance ne soient pas compromis. Pour Éric Lombard, cet équilibre entre rigueur et dynamisme économique est la clé pour remettre la France sur une trajectoire financière viable.
Avec ce plan, le gouvernement entend rassurer les marchés financiers et ses partenaires européens tout en réaffirmant son engagement à redresser les comptes publics. Si les 50 milliards d’économies représentent un défi de taille, cette stratégie budgétaire ambitieuse sera cruciale pour relever les enjeux économiques des années à venir.