Bonus écologique : une nouvelle règle exclut plusieurs modèles des subventions

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Voitures éligibles au bonus écologique
Bonus écologique : une nouvelle règle exclut plusieurs modèles des subventions | Econostrum.info

Le gouvernement français a renforcé les critères d’éligibilité au bonus écologique pour l’année 2025. Cette aide, essentielle pour soutenir l’achat de véhicules électriques, repose désormais sur un score environnemental encore plus exigeant.

En plus de l’impact carbone global, la méthode de calcul inclut désormais toutes les étapes de fabrication, comme l’emboutissage, la peinture et l’assemblage final. Cette réforme vise à promouvoir une production locale en Europe et à limiter les pratiques d’assemblage partiel (semi-knocked down) utilisées par certains constructeurs chinois.

Ce changement, officialisé par un arrêté publié le 24 janvier 2025, remplace la notion de « site d’assemblage » par celle de « site de fabrication ». Si plusieurs sites sont impliqués, celui ayant l’empreinte carbone la plus élevée sera déterminant. Ces nouvelles règles pénalisent les véhicules dont les pièces principales sont fabriquées en Asie avant d’être assemblées en Europe, comme la Leapmotor T03.

Des impacts significatifs pour les constructeurs

Les marques chinoises, principales visées par cette réforme, devront repenser leur stratégie. Leapmotor, en partenariat avec Stellantis, avait choisi d’assembler la T03 dans une usine polonaise à partir de pièces fabriquées en Chine. Ce procédé ne permet plus d’obtenir le bonus écologique, rendant le modèle moins compétitif face à ses concurrents.

Le Volvo EX30, un SUV compact dont la production a été partiellement transférée en Belgique, est également affecté. Bien que l’assemblage soit réalisé en Europe, certaines étapes cruciales, comme la fabrication des caisses, restent en Chine. Cette situation pourrait priver Volvo de l’aide financière de l’État français.

En revanche, les modèles produits entièrement en Europe, comme la Peugeot e-208 (Espagne), la Renault Mégane électrique (France) ou la Tesla Model Y (Allemagne), répondent aux nouveaux critères. Ces véhicules, fabriqués selon des normes environnementales strictes, continueront de bénéficier du bonus écologique.

Le durcissement des critères du bonus écologique s’inscrit dans une stratégie visant à encourager la production locale

Ce durcissement s’inscrit dans une stratégie visant à encourager la production locale et à réduire la dépendance européenne vis-à-vis des constructeurs asiatiques. Il s’aligne également sur les objectifs climatiques de la France, en favorisant des véhicules à plus faible empreinte carbone.

Cependant, cette réforme pourrait entraîner une hausse des prix pour certains modèles, notamment ceux impactés par la suppression du bonus. Les consommateurs devront être attentifs aux nouvelles conditions d’éligibilité, et les constructeurs devront fournir des documents détaillés pour justifier leur conformité.

Une période transitoire est prévue jusqu’au 7 avril 2025, permettant aux véhicules respectant les anciens critères de rester éligibles. Néanmoins, ce changement marque une nouvelle étape dans la transition énergétique, en réorientant les aides publiques vers une production plus durable et compétitive en Europe. En conclusion, ces règles renforcées réaffirment la volonté de la France de soutenir une industrie automobile locale, tout en répondant aux exigences climatiques mondiales.

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