Afin de rendre l’accès à la retraite progressive ainsi qu’au temps partiel en fin de carrière plus simple, un projet de loi vient d’être présenté par le gouvernement. Cette réforme vise à offrir plus de flexibilité aux salariés proches de la retraite, leur permettant de réduire progressivement leur activité tout en évitant la case chômage.
La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a souligné la nécessité de modifier la fin de carrière en France, en réponse à un système jugé trop rigide où l’on passe brutalement de 100% d’activité à 100% d’inactivité. Selon elle, moins de 0,5% des départs en retraite font aujourd’hui appel à la retraite progressive, rapporte Capital.
Ce projet de loi vise à inverser cette tendance en permettant aux seniors de réduire leur temps de travail plus facilement et sans obstacles administratifs. Concrètement, si un salarié souhaite réduire son temps de travail à 80% ou moins, l'employeur ne pourra plus refuser cette demande sans justifications précises, comme des raisons organisationnelles ou des difficultés de recrutement.
En France, notre approche à la fin de carrière reste trop binaire : travailler à plein temps ou ne plus travailler du tout. Pourtant, d’autres pistes existent : retraite progressive, cumul emploi-retraite… J’encourage les partenaires sociaux à regarder ces sujets. pic.twitter.com/koUtoGIxvd
— Astrid Panosyan-Bouvet (@AstridPanosyan) April 16, 2025
Une mise en œuvre rapide pour soulager les futurs retraités
Si le projet de loi est validé par le Sénat et l’Assemblée nationale dans les semaines à venir, ces nouvelles mesures seront appliquées dès septembre 2025. Cette réforme arrive à un moment où de nombreux seniors cherchent à aménager leur fin de carrière, tout en continuant à travailler à temps partiel sans sacrifier leur sécurité financière. Le gouvernement espère ainsi réduire le taux de chômage chez les seniors et encourager une transition plus douce vers la retraite.
Un meilleur soutien financier en fin de carrière
Outre cette simplification des démarches, une autre avancée importante de ce projet réside dans la possibilité d’obtenir un versement anticipé de la prime de départ à la retraite. Un salarié, par exemple, pourrait percevoir chaque mois une partie de sa prime de départ pendant ses derniers mois de travail, ce qui l’aiderait à compenser la baisse de salaire liée à la réduction de son temps de travail. Cela permettrait aux salariés de travailler moins tout en préservant une partie de leur rémunération, avant le départ effectif à la retraite.
Avec cette réforme, la France semble vouloir s’inspirer de modèles plus flexibles observés dans d’autres pays européens, tout en s’adaptant aux réalités économiques et sociales actuelles. Pour les travailleurs de plus de 60 ans, cette réforme représente un vrai pas en avant, offrant une nouvelle perspective pour une fin de carrière plus douce et mieux préparée.








