À partir d’octobre 2026, la Wallonie met en place un nouveau cadre de soutien à la rénovation des bâtiments. Ce plan vise à encourager les travaux énergétiques tout en ciblant les foyers les plus précaires, mais des questions restent sur les critères d’éligibilité.
Le gouvernement wallon a enfin dévoilé les contours de son « cadre global intégré » de rénovation des bâtiments, une initiative particulièrement attendue après la réduction des primes en 2025. À partir d’octobre 2026, deux nouveaux outils financiers seront mis en place : le « Rénoprêt » et le « Rénopack« . Le Rénoprêt permettra aux ménages de bénéficier d’un prêt à taux avantageux, en fonction de leurs revenus, pour réaliser des travaux de rénovation.
Le Rénopack, quant à lui, est un prêt à taux zéro, avec une « prime » sous forme de réduction de la somme à rembourser. Ces prêts viseront à financer des travaux d’amélioration énergétique, notamment ceux permettant d’atteindre un label de performance énergétique (PEB) supérieur.
Les bénéficiaires des nouvelles aides à la rénovation
Cependant, la grande question demeure : qui pourra bénéficier de ces aides financières ? Les soutiens seront accessibles aux propriétaires-occupants, aux propriétaires-bailleurs, ainsi qu’aux copropriétés, mais les détails sur les critères d’éligibilité restent flous. Les acteurs du secteur, comme Embuild Wallonie, se disent préoccupés par la nécessité de rendre ces prêts accessibles à un maximum de ménages.
Si l’accès aux aides est trop restrictif, l’effet escompté sur la rénovation énergétique risquerait d’être limité. Les autorités doivent donc encore clarifier les catégories de revenus qui bénéficieront de ces prêts et quelles types de travaux seront financés.
Un accompagnement renforcé
En parallèle des soutiens financiers, la Wallonie met en place un dispositif d’accompagnement renforcé. Un guichet unique sera instauré pour simplifier le processus et aider les citoyens à comprendre leurs droits et les démarches à suivre. Les aides seront adaptées en fonction du profil des foyers et des bâtiments concernés, avec plusieurs niveaux d’appui prévus. Le plan de rénovation inclut également des obligations qui entreront en vigueur progressivement.
Dès 2028, les logements classés F ou G devront atteindre un minimum de PEB D dans les cinq ans suivant l’achat. Les propriétaires devront respecter des exigences énergétiques, avec des objectifs de plus en plus ambitieux jusqu’en 2050. Ces mesures, bien que jugées positives par certains, soulèvent des inquiétudes, notamment concernant les logements loués, qui, pour l’instant, ne sont pas inclus dans ces obligations.
Enfin, le gouvernement prévoit de bannir les chaudières à mazout et au charbon des bâtiments à partir de 2026. Les foyers auront ainsi accès à des primes pour installer des alternatives énergétiques, comme des pompes à chaleur ou des chaudières biomasse, afin d’encourager une transition énergétique plus verte.








