À partir du 1er avril 2025, des milliers de Wallons verront leur facture de titres-services exploser. Les sociétés XLG et Trixxo, deux acteurs majeurs du secteur, imposeront des frais supplémentaires pouvant atteindre 200 euros par an pour les utilisateurs réguliers.
Ces augmentations, justifiées par des coûts de fonctionnement en hausse, suscitent déjà la colère des consommateurs et des syndicats. Pour les ménages dépendants de ces services, l’impact financier risque d’être conséquent.
Jusqu’à 200 euros de frais en plus pour les utilisateurs de XLG et Trixxo
Jusqu’ici, le prix officiel d’un titre-service restait fixé à 9 euros après déduction fiscale en Wallonie. Mais avec la nouvelle politique tarifaire de XLG et Trixxo, les utilisateurs devront désormais s’acquitter de frais annexes venant alourdir considérablement l’ajout. Ces coûts supplémentaires peuvent représenter jusqu’à 200 euros par an pour un ménage utilisant en moyenne 10 titres-services par mois, selon Sudinfo.
Dans le détail, XLG applique des frais de gestion mensuels de 5 à 10 euros, en fonction du nombre d’heures prédéfinies. Trixxo, de son côté, facture désormais 1 euro supplémentaire par heure de service effectuée, ce qui revient à 40 euros par mois pour une famille employant une aide-ménagère 10 heures mensuellement.
Les entreprises justifient cette hausse drastique par l’augmentation des coûts salariaux et des charges administratives. « Nous ne pouvons plus absorber seules les indexations successives des salaires », explique un porte-parole de Trixxo, soulignant que les aides publiques ne couvrent plus suffisamment les dépenses du secteur.
Les conséquences financières pour les ménages et les travailleurs du secteur
L’impact de cette augmentation sur les ménages wallons pourrait être considérable. Avec une inflation qui pèse déjà sur le pouvoir d’achat, certains utilisateurs devront réduire leur recours aux titres-services ou renoncer à ce soutien pourtant essentiel dans leur quotidien.
Outre l’effet sur les consommateurs, cette mesure risque également d’affecter les travailleurs du secteur, qui sont plus de 150 000 en Belgique. Une baisse de la demande pourrait entraîner une diminution des heures de travail disponibles, voire des licenciements. Les syndicats dénoncent une stratégie dangereuse et un manque de soutien des autorités.
« On demande aux ménages de payer plus, mais on n’améliore pas pour autant les conditions des aides-ménagères », s’indigne un représentant syndical, appelant à une intervention gouvernementale pour réguler ces hausses.
Face aux réactions négatives, ni XLG ni Trixxo n’ont annoncé de retour en arrière. À quelques semaines de l’échéance, les Wallons doivent donc se préparer à un 1er avril particulièrement douloureux pour leur portefeuille.








