À partir de la semaine prochaine, les banques belges commenceront à appliquer une nouvelle législation européenne concernant les virements bancaires. Cette réforme impose que le nom du bénéficiaire d’un virement corresponde exactement au titulaire du compte bancaire.
En cas de différence, un avertissement sera émis pour signaler une possible erreur ou fraude. À partir du 9 octobre, cette règle deviendra obligatoire pour toutes les banques européennes. Cette initiative vise à renforcer la sécurité des paiements et à réduire les erreurs humaines.
Une mesure pour prévenir la fraude et limiter les erreurs
La raison principale derrière cette réforme est la prévention de la fraude, notamment celle liée aux fausses factures, et la réduction des erreurs humaines dans les virements bancaires. En 2023, près de 20 000 paiements frauduleux ont été signalés, souvent dus à des erreurs dans les numéros de compte, qu’elles soient volontaires ou non. Ces erreurs surviennent souvent lors de la saisie des informations sur les factures, où un numéro IBAN incorrect est renseigné.
Pour limiter ces risques, les banques mettront en place un contrôle automatique des informations, notamment en vérifiant la correspondance entre le nom du bénéficiaire et son IBAN. Si des différences sont détectées, l’expéditeur recevra un message d’avertissement. Cette procédure vise à rendre les erreurs de paiement beaucoup plus difficiles, tout en limitant les risques de fraude liés aux informations incorrectes ou falsifiées.
Le système d’avertissements : fonctionnement et conséquences
Le nouveau système repose sur un système de contrôle des informations qui est mis en place avant chaque virement bancaire. Si le nom du destinataire correspond parfaitement au titulaire du compte, une coche verte valide l’opération, et l’utilisateur peut procéder au paiement sans problème. En revanche, si une différence mineure est constatée, comme une erreur dans l’orthographe du prénom ou une variation dans le nom (par exemple “Stef Martin” au lieu de “Stéphane Martin”), un avertissement orange apparaîtra, explique 7sur7.be. Le système suggérera alors la correction, en indiquant le nom exact du titulaire du compte.
Dans les cas où le nom diffère de manière significative, par exemple si l’expéditeur saisit un nom totalement différent de celui du titulaire du compte, un avertissement rouge se déclenchera. Cet avertissement invitera l’expéditeur à vérifier attentivement les informations bancaires avant de finaliser le virement. Toutefois, ces messages ne constitueront pas une interdiction de procéder au paiement. L’utilisateur pourra toujours choisir d’ignorer l’avertissement et de valider la transaction, bien qu’il en assume la responsabilité.
Un autre cas fréquemment rencontré concerne les noms peu précis dans les répertoires bancaires, comme “Maman”, “École” ou “Gaz”. Isabelle Marchant, porte-parole de Febelfin, recommande de mettre à jour les contacts en remplaçant ces raccourcis par les noms exacts des bénéficiaires. Cela permet d’éviter les erreurs et les avertissements, tout en facilitant les transactions. Si l’expéditeur ne connaît pas le nom exact du titulaire du compte, le système fournira normalement la réponse, qu’il s’agisse d’un couple ou d’un individu.
Une adaptation progressive dans les banques belges
Les premières banques belges, telles qu’ING, KBC et BNP Paribas, commenceront à appliquer cette réforme dès la semaine prochaine. Cela signifie qu’à partir de juillet, les clients de ces établissements devront s’adapter à ces nouvelles règles. Si cette mesure est déjà en place dans plusieurs pays européens, la Belgique se distingue comme l’un des premiers à mettre en œuvre cette réforme. Le système sera ensuite généralisé à l’ensemble des banques européennes à compter du 9 octobre prochain.
Ces nouvelles règles ne devraient pas entraîner de retards dans les paiements, même si un avertissement apparaît. Les expéditeurs auront toujours la possibilité de finaliser leurs virements, mais devront être conscients de la responsabilité qu’ils assument dans le processus.







