En Belgique, un supermarché sur deux ne respecte pas les règles concernant l’origine des produits frais, selon une enquête du SPF Économie. Ce manquement concerne principalement les fruits, légumes et viandes. Une situation qui soulève des questions sur la transparence et la protection des consommateurs.
L’enquête du SPF Economie menée entre mars et décembre 2024 a révélé que sur 469 commerces contrôlés, 50 % ont enfreint les règles relatives à l’étiquetage des produits alimentaires. 596 infractions ont été recensées, ce qui représente en moyenne 2,5 infractions par magasin. Ces infractions concernent principalement l’absence, l’ambiguïté ou l’illégalité des informations sur l’origine des produits, notamment des fruits et légumes en vrac ou préemballés, ainsi que des viandes fraîches. Les étiquettes manquaient souvent d’informations sur le pays d’origine, le pays d’élevage ou d’abattage, ou encore indiquaient de manière trompeuse des mentions comme le drapeau belge sur des produits étrangers.
Le SPF Économie avertit les supermarchés qui ne respectent pas les règles
Le SPF Économie a réagi en dressant 150 procès-verbaux et en adressant 111 avertissements à ceux qui ne respectaient pas les réglementations. Le porte-parole du SPF, Etienne Mignolet, a souligné que bien que certains supermarchés aient corrigé leurs erreurs, des efforts considérables restent à faire pour garantir une transparence totale sur l’origine des produits et respecter les droits des consommateurs. Il a également précisé qu’une mauvaise étiquette pouvait induire les consommateurs en erreur, en particulier lorsque des produits étrangers sont présentés de manière à laisser croire qu’ils sont locaux.
Cette situation remet en question la confiance des consommateurs et la manière dont les supermarchés gèrent l’information sur les produits frais. Le respect des règles d’étiquetage est essentiel pour assurer une concurrence équitable, protéger les producteurs locaux et permettre aux clients de faire des choix éclairés. Pour les autorités, l’enjeu est de renforcer la régulation des informations sur les produits alimentaires afin de garantir une meilleure transparence et de prévenir les pratiques trompeuses dans le secteur de la grande distribution.








