SNCB : des trains qui sautent des arrêts, une pratique qui divise les voyageurs

La SNCB supprime parfois des arrêts pour rattraper le retard, une pratique qui suscite des mécontentements parmi les voyageurs, notamment lors des perturbations.

Publié le
Lecture : 2 min
sncb
SNCB : des trains qui sautent des arrêts, une pratique qui divise les voyageurs. Crédit : Belga | Econostrum.info - Belgique

Depuis 2023, la SNCB a mis en place une stratégie pour limiter l’impact des retards en supprimant certains arrêts de trains. Cette décision, qui vise à fluidifier la circulation, suscite toutefois des mécontentements parmi les voyageurs. En 2024, plus de 900 suppressions d’arrêts ont eu lieu, provoquant des désagréments pour de nombreux passagers.

Lorsqu’un incident perturbateur se produit, les services opérationnels de la SNCB peuvent décider, en temps réel, de supprimer un arrêt ou même une portion du trajet pour rattraper le temps perdu. Selon la SNCB, cette mesure permet d’éviter un effet domino qui pourrait perturber davantage le trafic et impacter plus de voyageurs. Toutefois, ces décisions sont prises en fonction des circonstances spécifiques de chaque situation, et l’intérêt des voyageurs est toujours pris en compte pour minimiser les désagréments.

Une mesure de la SNCB qui ne fait pas l’unanimité

Bien que cette pratique soit marginale, elle a suscité un certain nombre de plaintes de la part des usagers. Un exemple de mécontentement a été soulevé par un voyageur qui attendait son train à la gare de Hennuyères, seulement pour constater que celui-ci ne marquait pas son arrêt, l’empêchant ainsi d’arriver à l’heure au travail. De telles situations mettent en lumière le manque de communication en temps réel avec les voyageurs, qui se retrouvent souvent à devoir faire face à des imprévus sans avertissement.

Les retards peuvent également entraîner des conséquences financières. Un passager a ainsi raté son vol à l’aéroport de Zaventem à cause de la suppression d’un train, et bien que la SNCB ait remboursé le billet de train, elle a refusé de couvrir les frais de rebooking, rapporte la RTBF. Cela soulève la question du manque de compensation pour les pertes subies à cause des retards ou des suppressions de trains.

Face à ces critiques, l’Ombudsman a recommandé une amélioration de la gestion des perturbations, suggérant une meilleure assistance pour les voyageurs et un examen plus approfondi de chaque cas. Si des progrès ont été réalisés, la situation actuelle révèle encore des lacunes dans la gestion des désagréments.

Laisser un commentaire

Share to...