Le printemps 2025 s’est imposé comme le deuxième plus sec jamais enregistré en Belgique, avec un déficit hydrique majeur sur l’ensemble du territoire depuis 1893. Cette période exceptionnelle a aussi été marquée par un ensoleillement bien supérieur à la normale, renforçant les conditions de sécheresse.
Ces phénomènes ont un impact important sur les ressources naturelles, l’agriculture et la gestion de l’eau. Ils illustrent également les défis croissants liés au changement climatique auxquels le pays doit faire face.
Un printemps marqué par un déficit record en précipitations et un ensoleillement exceptionnel
Le bilan saisonnier publié par l’Institut royal météorologique (IRM) confirme que le printemps 2025 est le deuxième plus sec de l’histoire en Belgique. À Uccle, les précipitations totales sur les trois mois de printemps ont été de 54,4 mm, alors que la moyenne habituelle est de 165,6 mm. Le seul printemps plus sec remonte à 1893, avec 37,6 mm, ce qui souligne l’ampleur du phénomène. Le précédent record récent datait de 2011, avec 70,7 mm de pluie.
Ce printemps se distingue aussi par la répartition inhabituelle des précipitations, tombées seulement sur 20 jours, contre une normale de 43,5 jours. Ce déficit pluviométrique a été général, avec des précipitations allant de 20 % de la normale sur la côte belge à environ 65 % dans les régions de la Gileppe et de la Warche. La plus forte pluie journalière a été enregistrée à Ophoven (Kinrooi), dans le Limbourg, avec 34,1 mm le 31 mai.
Parallèlement, le printemps 2025 a connu un ensoleillement exceptionnel. Avec 688 heures et 35 minutes de soleil à Uccle, il s’agit du troisième printemps le plus ensoleillé depuis 1887, bien au-dessus de la normale qui est de 495 heures. Les mois de mars et avril ont chacun été les troisièmes plus ensoleillés jamais observés, et le mois de mai a aussi affiché un ensoleillement supérieur à la moyenne. Ces conditions ont contribué à accentuer la sécheresse, avec un sol plus chaud et plus sec que d’habitude.
Des températures élevées qui amplifient les effets de la sécheresse
Les températures moyennes au cours du printemps 2025 ont été largement supérieures aux normales saisonnières, accentuant les conditions de sécheresse. À Uccle, la température moyenne de la saison a atteint 11,8 °C, contre une normale de 10,5 °C. Cette valeur est la troisième plus élevée depuis le début des relevés en 1833, derrière les records de 2007 (12,3 °C) et 2011 (12,2 °C).
Cette hausse thermique a favorisé une évaporation accrue et un assèchement accéléré des sols, impactant la végétation et les nappes phréatiques. Ces conditions ont mis à rude épreuve les écosystèmes locaux, perturbant la croissance des cultures et augmentant le stress hydrique pour les agriculteurs. L’association d’un déficit de pluie historique et de températures élevées confirme la tendance vers des printemps plus chauds et plus secs, une évolution à suivre de près dans le contexte du changement climatique.








