Ce début d’année marque plusieurs évolutions concrètes dans le domaine de la santé en Belgique. De nouveaux dispositifs entrent en vigueur, certains avantages sont limités, et des règles jusqu’ici en vigueur prennent fin. Tour d’horizon des mesures appliquées dès aujourd’hui.
La Wallonie introduit dès ce 1er janvier un nouveau système de centralisation des données vaccinales. Baptisé « Vaccicard », ce coffre-fort numérique sécurisé remplace progressivement les carnets de vaccination traditionnels. Il regroupe, pour chaque patient, le type de vaccin reçu, la date et le lieu d’administration.
L’accès à ces données est strictement encadré. Le patient doit avoir donné son consentement explicite et une relation thérapeutique doit exister entre lui et le professionnel de santé qui consulte les informations. Une période transitoire de douze mois est prévue pour permettre aux prestataires de soins et aux développeurs de logiciels de s’adapter.
Les données seront conservées jusqu’au décès du patient, tandis que des versions anonymisées pourront être exploitées pendant 30 ans à des fins scientifiques et statistiques.
Limitation renforcée pour les absences brèves et suppression de la taxe sur le tabac
À partir d’aujourd’hui, la possibilité pour un salarié de s’absenter sans certificat médical est réduite. Jusqu’ici autorisée trois fois par an, cette dispense est désormais limitée à deux jours maximum par an. L’objectif affiché est d’éviter les abus tout en maintenant une certaine souplesse pour les absences de très courte durée.
Autre changement notable : la suppression de la taxe provinciale sur le tabac en vigueur à Namur depuis 2019. Elle représentait jusqu’à présent environ 15 % de la marge des commerçants sur ces produits. Cette suppression vise à soulager les détaillants locaux, particulièrement impactés par la baisse de rentabilité du secteur.
Des changements liés à la santé qui entre en vigueur ce jeudi
Les dispenses médicales au port obligatoire de la ceinture de sécurité, délivrées avant le 1er mars 2022, ne sont plus valables à compter d’aujourd’hui. Pour continuer à en bénéficier, les personnes concernées devront introduire une nouvelle demande accompagnée d’un certificat médical mis à jour, précise Le Soir.
Ces changements s’ajoutent à d’autres mesures en vigueur en ce début 2026, avec un objectif global de modernisation des outils de santé publique, de simplification administrative et de clarification réglementaire pour les citoyens.








