Retraites en Belgique : comment se comparent-elles à celles des pays voisins ?

En comparaison avec ses voisins, la Belgique affiche un niveau de pension plus faible, ce qui impacte directement le pouvoir d’achat des retraités.

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Retraites en Belgique : comment se comparent-elles à celles des pays voisins ? | Econostrum.info - Belgique

Le montant des pensions en Belgique est un sujet de préoccupation pour de nombreux retraités et futurs pensionnés. Dans un contexte où le coût de la vie augmente, la question du pouvoir d’achat des retraités se pose avec acuité. 

Comparer la pension moyenne belge à celles des pays voisins permet de mieux comprendre où se situe le pays en matière de protection sociale. Un récent rapport met en lumière des écarts notables entre la Belgique et ses voisins européens.

Un niveau de pension inférieur à celui des voisins européens

Selon le PTB, la pension moyenne en Belgique est inférieure à celle de plusieurs pays voisins. En 2023, un retraité belge percevait en moyenne 1 447 euros brut par mois, un montant qui varie en fonction du statut professionnel et des cotisations versées tout au long de la carrière. Ce chiffre est à comparer avec les 2 108 euros en Allemagne, 1 800 euros en France et 1 538 euros aux Pays-Bas.

Le système belge repose sur un modèle de répartition où les cotisations des travailleurs financent les pensions des retraités actuels. Toutefois, la Belgique se distingue par un taux de remplacement relativement bas, c’est-à-dire le pourcentage du dernier salaire perçu sous forme de pension. Ce taux est estimé à 52 % en moyenne, contre 74 % aux Pays-Bas et 60 % en Allemagne. Ce différentiel s’explique notamment par la structure même des régimes de pension et l’importance des pensions complémentaires obligatoires dans certains pays.

Autre élément marquant, les disparités entre les pensions des salariés et des indépendants en Belgique. Un travailleur salarié perçoit en moyenne 1 600 euros brut par mois, tandis qu’un indépendant doit se contenter de 1 200 euros brut. Cette différence est plus marquée que chez certains voisins, où des mécanismes de compensation existent pour les travailleurs non salariés.

Un pouvoir d’achat en recul pour les retraités belges

Au-delà des montants perçus, c’est aussi le pouvoir d’achat des retraités qui est en jeu. Avec une inflation qui a atteint 4,1 % en 2023, l’augmentation des pensions peine à suivre l’évolution du coût de la vie. En comparaison, l’indexation des pensions en Allemagne et aux Pays-Bas est plus dynamique, permettant aux retraités de mieux absorber les hausses de prix.

Les dépenses incompressibles telles que le logement, l’énergie et la santé pèsent lourdement sur le budget des retraités belges. Par exemple, le coût moyen d’une maison de repos en Belgique dépasse 1 800 euros par mois, soit bien au-delà de la pension moyenne. En France et en Allemagne, ce coût est partiellement pris en charge par des aides publiques plus conséquentes, réduisant ainsi la pression financière sur les pensionnés.

Les pensions complémentaires, bien que disponibles en Belgique, restent moins développées que chez certains voisins. En Allemagne et aux Pays-Bas, les régimes de capitalisation et les plans d’épargne retraite jouent un rôle majeur pour compléter la pension de base. En Belgique, ces dispositifs existent, mais restent souvent limités aux salariés bénéficiant d’un plan mis en place par leur employeur.

Face à ces constats, les associations de pensionnés plaident pour une réforme du système, visant notamment à garantir un niveau de vie plus décent aux retraités. L’évolution démographique et le vieillissement de la population rendent ces débats d’autant plus pressants, alors que le financement des pensions reste un défi majeur pour les finances publiques belges.

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