Profiter de sa retraite en toute liberté nécessite une préparation financière minutieuse. L’âge légal de la retraite a été relevé, ce qui allonge la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une pension complète.
Cependant, le montant des pensions légales ne suffit pas toujours à maintenir un niveau de vie confortable. L’anticipation à travers des placements financiers et des solutions d’épargne est essentielle pour éviter toute difficulté future.
Calculer ses besoins financiers
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, l’âge légal de la retraite a été relevé à 66 ans pour les personnes nées entre 1960 et 1963 et à 67 ans pour celles nées à partir de 1964. Cela signifie que les actifs devront cotiser plus longtemps avant de pouvoir prétendre à une pension complète.
L’espérance de vie moyenne étant de 82 ans, une personne prenant sa retraite à 66 ans devra financer environ 16 années de pension, voire plus si elle vit au-delà de cet âge. La pension légale est calculée sur la base de 60 % du salaire brut moyen sur 45 ans de carrière. Ce taux passe à 75 % pour les personnes mariées dont le conjoint a une pension très faible.
Selon les estimations de 7sur7.be, un salarié ayant perçu un salaire brut moyen de 3 500 euros recevra une pension estimée à 2 100 euros bruts par mois. Pour conserver 80 % de son revenu initial (2 800 euros bruts), il lui manquera 700 euros par mois, soit un besoin total de 134 400 euros sur 16 ans de retraite. Si la personne vit jusqu’à 90 ans, ce montant grimpe à 201 600 euros. Une longévité jusqu’à 100 ans nécessiterait 285 600 euros de réserve financière.
Il est donc primordial d’anticiper ces besoins et de mettre en place des stratégies adaptées pour compenser l’écart entre la pension légale et le revenu souhaité.
Solutions d’épargne et d’investissement pour compléter sa pension
Différentes stratégies existent pour constituer un capital adapté et assurer une stabilité financière après l’arrêt de l’activité professionnelle.
Épargne et pension complémentaire
Le 2ᵉ pilier concerne l’épargne constituée via l’employeur ou un régime de pension indépendant. Il permet d’accumuler un capital supplémentaire avec des avantages fiscaux.
Le 3ᵉ pilier correspond à l’épargne individuelle pour la retraite, sous forme d’épargne-pension. Un particulier peut cotiser jusqu’à 1 050 euros par an, bénéficiant d’une réduction d’impôt de 30 %. Pour un plafond de 1 350 euros, cette réduction passe à 25 %. Toutefois, un impôt final de 8 % s’applique au moment du retrait des fonds, généralement à 60 ans.
Les fonds d’assurance épargne-pension permettent de récupérer le capital constitué à l’échéance (généralement 65 ans). Ces solutions sont intéressantes pour sécuriser une partie de son épargne retraite tout en bénéficiant d’avantages fiscaux.
Investir en bourse pour maximiser ses rendements
Pour ceux qui cherchent une rentabilité plus élevée, les investissements en bourse constituent une alternative. Historiquement, les actions affichent une performance annuelle moyenne de 5 à 7 % sur le long terme, bien supérieure aux taux des livrets d’épargne classiques.
L’immobilier, une valeur refuge
L’investissement immobilier locatif est une autre solution pour générer des revenus complémentaires à la retraite. L’achat d’un bien locatif permet de percevoir des loyers réguliers, qui peuvent compléter la pension légale et couvrir des dépenses courantes.
Cependant, la gestion locative demande un suivi régulier et les coûts liés à l’entretien et aux éventuelles vacances locatives doivent être pris en compte.
Adapter son épargne en fonction de son âge
- Avant 40 ans : privilégier les placements à rendement élevé (actions, immobilier, trackers).
- Entre 40 et 55 ans : équilibrer entre rendement et sécurité (épargne-pension, immobilier, fonds diversifiés).
- Après 55 ans : sécuriser progressivement le capital en privilégiant les placements garantis et en réduisant l’exposition aux actions.








