Repas scolaires plus chers : la hausse de la TVA fait trembler les écoles et les familles belges

La hausse de la TVA sur les repas scolaires à partir de mars 2026 risque d’alourdir les coûts pour les familles, notamment les plus précarisées.

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Repas scolaires
Repas scolaires plus chers : la hausse de la TVA fait trembler les écoles et les familles belges. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les parents d’élèves et les écoles belges se préparent à une nouvelle hausse des prix pour les repas scolaires. À partir de mars 2026, la TVA sur les repas chauds dans les cantines scolaires va passer de 6 % à 12 %, une décision qui risque d’affecter de nombreuses familles, notamment les plus précarisées. 

La réforme fiscale introduite par le gouvernement fédéral aura des conséquences directes pour les écoles et les parents d’élèves. Actuellement, les repas chauds dans les écoles sont facturés en moyenne à 4 €, mais avec la hausse de la TVA, cette somme pourrait augmenter de manière notable. Selon les traiteurs scolaires, cette hausse pourrait ajouter jusqu’à 6 % au prix des repas, ce qui constitue un fardeau supplémentaire pour les familles déjà confrontées à l’inflation.

Didier Hesse, un traiteur qui livre 1.500 repas dans le Brabant wallon chaque jour, prévient que cette augmentation des prix pourrait entraîner des conséquences graves pour l’accès à des repas scolaires équilibrés, indique DHNet.

Des cantines déjà sous pression dans la préparation des repas scolaires

Les cantines scolaires, qui préparent des milliers de repas chaque jour, sont déjà sous pression en raison de l’augmentation des coûts des matières premières. Le prix de la viande, par exemple, a augmenté de 30 % en 2025, ce qui a déjà contraint de nombreuses cantines à ajuster leurs menus. Le chef d’une des cuisines bruxelloises, José Oricco, explique que l’augmentation de la TVA va rendre la situation encore plus difficile. « Il y aura des conséquences. Ce sont des montants relativement importants et ce sera dommageable pour les enfants », souligne-t-il.

La hausse de la TVA s’ajoute à une autre mesure gouvernementale qui touche les écoles les plus défavorisées. La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, a annoncé la fin du projet des cantines gratuites et équilibrées pour plus de 55.000 élèves des écoles les plus précarisées. Cette initiative avait permis aux élèves issus de familles à faible revenu de bénéficier de repas sains et gratuits. Son abrogation, combinée à l’augmentation de la TVA, risque de plonger un nombre important de familles dans la précarité alimentaire. 

https://twitter.com/Sofie_Merckx/status/2008814134746579076

Des conséquences pour la santé et l’éducation des enfants

Cette situation soulève des préoccupations concernant la santé et le bien-être des enfants, surtout dans les familles en difficulté. Merlin Gevers, de la Ligue des familles, met en garde contre les effets négatifs sur l’éducation des enfants. « Il faudra voir si les écoles pourront encore organiser le repas chaud car cela dépend du nombre d’élèves inscrits… C’est essentiel pour la santé des enfants, pour leur bien-être dans les apprentissages, c’est aussi une éducation à l’alimentation diversifiée », avertit-il.

L’augmentation de la TVA et la suppression des cantines gratuites soulignent les inégalités croissantes entre les familles en Belgique. Les parents des enfants les plus vulnérables risquent de voir leurs enfants privés de repas nutritifs, ce qui pourrait avoir des effets à long terme sur leur santé et leur réussite scolaire. Les associations et les écoles appellent les autorités à trouver des solutions pour soutenir les familles et garantir que tous les enfants aient accès à une alimentation saine, quel que soit le statut économique de leurs parents.

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