La rentrée scolaire 2025-2026, pourtant marquée par des réformes ambitieuses, a été perturbée par une erreur administrative d’ampleur. En effet, une circulaire envoyée aux écoles par le cabinet de la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, contenait une « erreur technique » qui a abouti à des refus d’inscription injustifiés pour certains élèves majeurs en décrochage scolaire.
Cette situation a notamment touché des jeunes adultes souhaitant se réinscrire en 3e ou 4e secondaire, mais qui se sont heurtés à une application erronée de la réforme en place. Un problème administratif qui a créé confusion et mécontentement au sein des établissements scolaires et des familles.
Une erreur technique dans la circulaire
L’erreur en question concerne spécifiquement l’interprétation des nouvelles règles d’inscription pour les élèves majeurs en décrochage scolaire. Selon la réforme du gouvernement MR-Engagés, les élèves majeurs qui ont interrompu leur scolarité pendant au moins une année ne peuvent plus être réinscrits dans l’enseignement ordinaire en 3e ou 4e secondaire. Au lieu de cela, ces jeunes adultes doivent se tourner vers l’enseignement pour adultes. L’objectif de cette réforme est de réorienter les élèves qui n’ont pas poursuivi leur parcours scolaire dans le système traditionnel vers des dispositifs de formation adaptés à leur situation.
Cependant, la circulaire envoyée aux écoles contenait une erreur technique dans son volet sur les refus d’inscription des élèves majeurs en décrochage. Cette erreur a induit en erreur certains établissements scolaires, les conduisant à rejeter des demandes d’inscription de jeunes adultes qui ne correspondaient pas aux critères fixés par la réforme. C’est ce qu’a révélé le cabinet de la ministre, expliquant que le décret balisant la réforme avait été correctement rédigé, mais que l’erreur se trouvait dans l’application de ces nouvelles règles via la circulaire.
Un exemple marquant de cette confusion a été mis en lumière par l’association Infor Jeunes Laeken. L’association a souligné le cas d’une élève, âgée de 18 ans, qui s’est vue refuser son inscription en 4e secondaire en raison de son statut d’élève libre pendant une partie de l’année précédente. Cette situation a été justifiée par les responsables scolaires en se basant sur la circulaire erronée, qui a mal interprété les critères d’éligibilité pour la réinscription des élèves majeurs.
Les conséquences administratives et la rectification urgente
Face à cette situation, le cabinet Glatigny a rapidement réagi pour clarifier le malentendu et corriger l’erreur. Il a été précisé que l’élève concernée ne correspondait pas aux critères de la réforme, puisque le décret stipule que l’élève doit avoir quitté l’enseignement pendant une année entière sans inscription, ce qui n’était pas le cas pour cette jeune fille. Le cabinet a également réaffirmé que le décret de la réforme était bien rédigé et que seul le volet de la circulaire envoyée aux écoles comportait l’erreur technique. Cette dernière étant maintenant rectifiée, les élèves concernés pourront se voir réintégrer dans le système scolaire classique si les conditions sont remplies.
L’incident a néanmoins eu des répercussions importantes sur les écoles et les élèves touchés, qui ont dû faire face à des démarches administratives supplémentaires et à des retards dans leurs inscriptions. Certaines écoles ont dû reconsidérer les décisions prises et réorganiser l’accueil de ces élèves. Par ailleurs, la confusion engendrée par cette erreur technique a mis en lumière les fragilités du système administratif scolaire, particulièrement dans la gestion des nouvelles réformes. Le fait que cette erreur ait été rapidement identifiée et rectifiée n’a pas empêché les désagréments liés à l’attente et à l’incertitude ressentie par les familles.
Cette erreur démontre également la complexité des réformes en matière d’éducation et l’importance d’une communication claire et précise entre les autorités politiques et les établissements scolaires. La réforme visait à apporter des solutions adaptées aux élèves en décrochage, mais elle met en évidence les défis administratifs que pose la mise en œuvre de nouvelles règles à grande échelle. Il reste à voir si des ajustements seront apportés pour éviter que ce genre d’erreur ne se reproduise dans l’avenir.








