Réformes des écoles belges 2026 : ce qui attend élèves, parents et enseignants

L’école évolue dès 2026 sous contrainte budgétaire, entre nouvelles règles d’organisation et adaptations aux réalités sociales.

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Réformes des écoles belges 2026 : ce qui attend élèves, parents et enseignants. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Plusieurs mesures entreront en vigueur dès le 1er janvier 2026 dans les écoles belges. Portant principalement sur l’organisation administrative, ces changements reflètent une volonté d’adaptation aux réalités sociales et budgétaires actuelles.

Le personnel enseignant bénéficiera d’une extension du congé pour cas de force majeure, applicable lorsque la personne touchée est un proche sous tutelle légale ou en famille d’accueil. Cette mesure vise à mieux intégrer la diversité des situations familiales. Pour répondre à la pénurie d’enseignants, un dispositif permettra aux retraités de reprendre ponctuellement du service, à condition qu’aucun autre candidat ne soit disponible.

La même souplesse sera appliquée à d’autres fonctions comme le secrétariat de direction ou les éducateurs-économes. À compter du 1er janvier, les certificats médicaux ne devront plus être systématiquement transmis en version papier aux services de contrôle.

Suivi scolaire à distance pour les élèves malades de longue durée

Un projet pilote de trois ans permettra aux élèves malades de longue durée de suivre les cours à distance en temps réel, via des outils numériques comme la visioconférence ou le chat. Ce dispositif concerne les élèves temporairement empêchés de fréquenter leur établissement pour raisons de santé, notamment en cas de phobie scolaire ou de convalescence prolongée.

L’enseignement synchrone ne pourra être activé qu’après validation médicale, en concertation avec les parents ou l’élève majeur. Le service, mis en œuvre par l’opérateur privé Classcontact, sera gratuit pour les familles comme pour les écoles.

Allègement du décret inscriptions et lutte contre la fraude

Le décret inscriptions, qui régit l’accès à la première secondaire, sera modifié. Le coefficient 8, accusé d’engendrer des inégalités d’accès à certaines écoles à Bruxelles, est supprimé. Le gouvernement affirme vouloir ainsi corriger un déséquilibre territorial sans créer de nouvelles distorsions. Les décisions de la Commission de gouvernance des inscriptions pourront désormais être envoyées par email, avec maintien du format papier pour les familles qui le souhaitent.

Le statut d’école présumée incomplète sera assoupli, permettant à une cinquantaine d’établissements supplémentaires de confirmer plus rapidement les inscriptions. Cette mesure vise à réduire la charge administrative des directions. Enfin, toute fraude avérée dans le processus d’inscription, comme une fausse domiciliation, entraînera une annulation automatique de l’inscription. L’élève devra alors être replacé en fonction des places restantes.

Suspension de l’indexation des subventions de fonctionnement des écoles

Dans un contexte d’économies structurelles, l’indexation des subventions de fonctionnement des écoles est suspendue à partir de 2026, indique Le Soir. Cette suspension pourra être levée en 2027, selon les perspectives budgétaires. Une compensation partielle est prévue sous la forme d’un refinancement progressif de 5 millions d’euros par an jusqu’en 2029. Les écoles devront malgré tout réduire leurs dépenses, du moins à court terme.

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