Réforme fiscale : le Kern promet une mesure compensatoire pour les travailleurs belges

La réforme fiscale belge vise à améliorer le revenu net des travailleurs et à activer le marché de l’emploi, tout en ayant des implications économiques à long terme.

Publié le
Lecture : 3 min
Réforme fiscale
Réforme fiscale : le Kern promet une mesure compensatoire pour les travailleurs belges : Crédit : TOF | Econostrum.info - Belgique

Le 21 juillet 2025, la coalition gouvernementale a approuvé un plan de réforme fiscale ambitieux visant à alléger la pression fiscale sur les travailleurs, tout en activant le marché de l’emploi. Le coût total de cette réforme est estimé à 4,4 milliards d’euros, avec des mesures compensatoires d’une valeur supplémentaire de 400 millions d’euros.

Selon le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), l’objectif est simple : « Récompenser davantage le travail, surtout pour les bas salaires ». Cette réforme, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2026 et se déploiera progressivement jusqu’en 2029, cible spécifiquement ceux qui exercent une activité professionnelle, dans le cadre d’une stratégie visant à dynamiser le marché de l’emploi belge.

Une réforme visant à améliorer le revenu net des travailleurs

La réforme fiscale annoncée par le gouvernement De Wever est structurée autour de plusieurs mesures clés destinées à augmenter le revenu net des travailleurs, notamment ceux aux revenus modestes. Le principe fondamental de cette réforme est de favoriser l’emploi en réduisant la fiscalité des travailleurs, en particulier ceux qui perçoivent des salaires plus bas.

L’une des mesures principales concerne l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, qui passera de 10 910 euros à 15 300 euros d’ici 2029. Cela signifie qu’une plus grande partie des revenus des travailleurs sera exonérée d’impôts, ce qui leur permettra de conserver une part plus importante de leur salaire brut.

En outre, le gouvernement a annoncé une révision des tranches d’imposition, dont le taux pour les revenus les plus faibles sera réduit de 25 % à 20 %, et la tranche la plus élevée, touchant les salaires les plus élevés, sera abaissée de 50 % à 45 %, annonce Le Soir. Ce changement permettra une réduction directe des prélèvements fiscaux sur les revenus du travail, ce qui pourrait renforcer le pouvoir d’achat des Belges.

Le renforcement du bonus à l’emploi est également un point majeur de cette réforme. Ce dispositif, destiné aux travailleurs aux revenus modestes, verra son montant augmenter. En effet, le bonus à l’emploi vise à soutenir les travailleurs dont les revenus sont en deçà d’un certain seuil, en leur octroyant un complément financier afin d’encourager l’activité professionnelle et de stimuler la consommation.

Impact sur l’économie belge et les défis à venir

Au-delà de l’effet direct sur les revenus des travailleurs, cette réforme fiscale s’inscrit dans une stratégie plus large visant à dynamiser l’économie belge en activant le marché de l’emploi. En allégeant la fiscalité sur le travail, le gouvernement espère non seulement accroître le pouvoir d’achat des citoyens, mais aussi encourager une plus grande participation au marché du travail, en particulier chez les jeunes et les travailleurs âgés. L’activation du marché de l’emploi vise à réduire le taux de chômage, à augmenter le taux de participation au marché du travail et à améliorer la compétitivité du pays.

L’un des objectifs sous-jacents de cette réforme est d’attirer les investisseurs et d’encourager la création d’emplois dans des secteurs stratégiques comme les technologies, l’innovation et les industries à haute valeur ajoutée.

En réduisant les coûts du travail pour les employeurs, le gouvernement espère stimuler les embauches dans ces secteurs clés. Toutefois, des critiques émergent quant à la viabilité de cette réforme à long terme, notamment en raison de son coût initial important et des défis budgétaires que cela pourrait entraîner pour les finances publiques.

Certaines voix s’élèvent également sur le manque de mesures structurelles complémentaires dans des domaines comme la réforme du système des pensions, qui pourrait réduire l’impact de cette réforme fiscale. La question de la soutenabilité de cette réforme à long terme, notamment face à un vieillissement démographique croissant et un besoin pressant de financement dans d’autres secteurs, reste donc un enjeu crucial.

Laisser un commentaire

Share to...