En Flandre, une minorité de demandeurs d’emploi a retrouvé un poste avant la perte de leurs droits au chômage, prévue dans le cadre de la réforme fédérale. Si le résultat est jugé encourageant par les autorités, les écarts selon l’âge restent marqués.
Depuis le 1er janvier 2026, la réforme du chômage décidée au niveau fédéral est entrée en application. La Belgique met fin à l’octroi illimité des allocations de chômage, une spécificité nationale dans l’Union européenne. La première phase de cette réforme, en vigueur jusqu’au 28 février, concerne deux groupes : les personnes sans emploi depuis plus de 20 ans et les jeunes bénéficiaires d’allocations d’insertion.
En Flandre, 4 784 personnes sont visées, selon les chiffres du VDAB. Parmi elles, 1 351 sont classées en « accompagnement au bien-être« , un statut qui reconnaît des freins sociaux ou psychologiques majeurs à la reprise d’activité. Les 3 433 autres sont considérées comme potentiellement disponibles pour le marché du travail.
Un retour à l’emploi partiel, avant la suppression des droits
D’après les données collectées par le VDAB pour le cabinet de la ministre flamande de l’Emploi, Zuhal Demir, 18 % des demandeurs d’emploi du groupe réorientable avaient déjà retrouvé un travail fin novembre 2025, soit 612 personnes.
La ministre se félicite d’un résultat « encourageant », obtenu avant même la fin des droits. Ce chiffre masque toutefois d’importantes disparités selon l’âge : chez les jeunes de 20 à 34 ans, le taux d’insertion atteint 22 %, contre seulement 6 % chez les personnes de 50 à 64 ans.
Objectif : renforcer la dynamique d’insertion
Zuhal Demir souligne que l’enjeu des prochains mois sera de renforcer l’accompagnement vers l’emploi. Le VDAB est appelé à jouer un rôle central dans cette politique d’activation. L’objectif est de proposer des solutions avant que les radiations ne deviennent effectives pour l’ensemble des publics concernés.
Si le retour à l’emploi de certains profils témoigne d’une mobilisation rapide, les chiffres montrent aussi les limites structurelles de la réforme, notamment pour les seniors. La suite de la mise en œuvre, prévue jusqu’en 2027, permettra d’évaluer la portée réelle du dispositif dans l’ensemble du pays.








