La réforme des Aides à la promotion de l’emploi (APE) du gouvernement wallon suscite de vives inquiétudes. Le syndicat FGTB a estimé qu’environ 2.300 équivalents temps plein risquent d’être perdus, impactant directement les services publics.
La réforme prévoit une réduction de 17,5 millions d’euros des subventions accordées aux communes, qui bénéficient de 398 millions d’euros d’aides à l’emploi. Si cette baisse semble modeste à première vue, elle aura des répercussions considérables pour les collectivités locales, selon la FGTB. Les services publics locaux, tels que l’aide sociale, l’éducation, ou encore les activités socioculturelles, seraient gravement affectés par cette réduction de financement.
Le syndicat rappelle que les Aides à la promotion de l’emploi ont pour vocation de permettre aux communes d’embaucher des travailleurs éloignés du marché de l’emploi. De nombreuses communes de Wallonie, qui bénéficient de ces aides, risquent de se retrouver dans une situation où elles devront revoir leur fonctionnement, faute de moyens financiers suffisants.
Des secteurs menacés
Les emplois en danger concernent divers secteurs essentiels. En premier lieu, les services aux citoyens qui emploient une grande partie des travailleurs APE sont les plus menacés. Cela inclut des éducateurs, des animateurs socioculturels, des agents d’entretien dans les écoles et bâtiments publics, des bibliothécaires, ou encore des techniciens en maintenance. Ces personnes jouent un rôle fondamental dans la gestion des services locaux, mais les suppressions d’emplois risquent de perturber leur fonctionnement quotidien.
La FGTB prévoit aussi des pertes importantes dans les intercommunales et d’autres organismes publics, tels que les zones de police ou les services de secours. De plus, la suppression des subventions APE pourrait se traduire par une augmentation des charges fiscales pour les citoyens, ou une diminution des services fournis, un cercle vicieux dont les effets se feraient ressentir dans l’ensemble de la société.
L’impact sur l’emploi
La FGTB estime que cette réduction des subventions APE entraînera la suppression de 2.300 équivalents temps plein dans toute la Wallonie. Toutefois, le syndicat souligne qu’il ne s’agit que d’une estimation, car l’impact réel dépendra de la manière dont les communes et autres autorités locales réagiront à cette situation.
Le secrétaire général de la FGTB, Jean-François Tamellini, met en garde contre le remplacement de ces emplois par des flexi-jobs ou des pensionnés, qui ne contribueraient pas réellement à l’augmentation du taux d’emploi global. Ces alternatives risquent de nuire à la stabilité et à la qualité des services publics.








