Quitter la Belgique pour travailler à l’étranger : voici tout ce que vous devez savoir

Si l’envie de partir travailler à l’étranger est légitime et pleine de promesses, il convient de bien se préparer pour assurer un nouveau départ.

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Travailler à létranger
Quitter la Belgique pour travailler à l'étranger : voici tout ce que vous devez savoir : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

De plus en plus de jeunes choisissent de tenter l’aventure de l’étranger après leurs études, en quête d’une première expérience professionnelle internationale. Ce désir d’évasion est souvent porté par l’envie d’acquérir de nouvelles compétences, de découvrir d’autres cultures et de voyager tout en étant rémunéré. 

Toutefois, cette expérience, aussi enrichissante soit-elle, exige une préparation minutieuse pour éviter les mauvaises surprises. Les démarches administratives, les différences salariales et les législations locales sont autant de facteurs à prendre en compte pour mener à bien son projet.

Les démarches administratives incontournables

Avant de partir travailler à l’étranger, il est essentiel de bien se renseigner sur les exigences administratives du pays de destination. Selon la législation locale, les règles peuvent varier d’un pays à l’autre. Valérie t’Serstevens, Teamleader Consulting chez SD Worx, souligne qu’il est crucial de prendre en compte ces différences, relate Sudinfo. « Toute personne travaillant à l’étranger est soumise à la législation du pays, ce qui inclut les variations de salaire et les jours de vacances », précise-t-elle.

En fonction de la durée du séjour, il peut être nécessaire de s’enregistrer auprès des autorités locales. Certains pays exigent une inscription après trois mois, tandis que dans d’autres, cette démarche doit être effectuée plus tôt. De plus, il faut savoir que les impôts et cotisations sociales seront payés dans le pays d’accueil. Les travailleurs doivent également souscrire à une assurance locale plutôt qu’à une couverture belge. Ce type d’assurance est généralement une obligation légale dans de nombreux pays. Pour faciliter ces démarches, il est souvent possible de se renseigner auprès de sa mutuelle actuelle, notamment pour les questions d’assurance santé.

Un aspect à ne pas négliger est l’obtention d’un visa de travail, en particulier pour les jeunes souhaitant travailler à l’étranger dans le cadre d’un « working holiday visa ». Ce visa permet de travailler tout en voyageant dans des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou le Canada, jusqu’à 30 ans. Ce type de visa permet de financer son séjour en travaillant dans divers secteurs. Toutefois, les procédures pour obtenir ce visa peuvent être longues et complexes, il est donc conseillé de commencer les démarches plusieurs mois à l’avance.

Les spécificités pour les indépendants et les digital nomads

Les travailleurs indépendants souhaitant partir à l’étranger doivent également se préparer à des démarches administratives spécifiques. Pour ceux qui sont enregistrés en Belgique, il existe des moyens relativement simples de se détacher dans un autre pays européen. Par exemple, ils peuvent demander le formulaire A1 auprès de l’INASTI, ce qui leur permet de continuer à payer leurs cotisations sociales en Belgique, tout en travaillant à l’étranger. Cela simplifie grandement les démarches administratives et garantit la continuité de la couverture sociale.

D’autre part, les travailleurs dits « digital nomads », qui n’ont pas d’adresse fixe, doivent faire face à des contraintes supplémentaires. Il leur est nécessaire de disposer d’une adresse clairement identifiable en Belgique pour pouvoir se domicilier. Il est donc souvent conseillé de s’enregistrer chez ses parents ou de choisir un espace de coworking pour y établir un siège social. Ce type de travailleur, qui exerce à distance tout en se déplaçant fréquemment, doit également prendre en compte les implications fiscales et sociales de son mode de vie.

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