SNCB : les prix des billets de train augmentent, les usagers paient-ils trop cher ?

Les tarifs des trains ont augmenté ce 1er février. Cette hausse annuelle relance les interrogations sur le coût réel du rail pour les voyageurs belges.

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SNCB et TEC : la grève des transports prend de l’ampleur ce mercredi. Crédit : Getty images | Econostrum.info - Belgique

Les tarifs des billets de train ont de nouveau augmenté. Cette hausse annuelle, pourtant prévisible, relance une question sensible pour de nombreux usagers : le train est-il devenu trop cher en Belgique ?

Depuis le 1er février, le prix des billets et abonnements SNCB a été revu à la hausse de plus de 2 %. Cette augmentation s’inscrit dans le contrat de service public qui lie la SNCB à l’État fédéral, prévoyant une indexation annuelle des tarifs en fonction de l’inflation, explique RTL Info.

Elle concerne à la fois les tickets individuels et les formules d’abonnement, y compris les titres à tarif réduit. Malgré son caractère automatique, cette hausse fait réagir. Une partie des voyageurs considère que le prix est déjà trop élevé par rapport à la qualité du service fourni.

Le billet ne reflète qu’une partie du coût réel

Contrairement à certaines idées reçues, le tarif payé par l’usager ne couvre qu’une fraction du coût réel d’un trajet en train. Selon les estimations du secteur, environ un tiers seulement du coût est pris en charge par le voyageur. Le reste est subventionné par l’État fédéral, qui finance à hauteur de 50 % le fonctionnement de la SNCB.

Ces subventions couvrent notamment les frais d’exploitation (personnel, énergie, maintenance) mais aussi le paiement des péages ferroviaires dus à Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure, depuis la séparation des deux entités.

Un réseau des trains très coûteux

Au-delà des opérations quotidiennes, la SNCB engage chaque année des montants importants pour renouveler son matériel roulant, adapter les gares aux normes d’accessibilité et renforcer la sécurité. Selon Georges Fuchs, expert en mobilité, ces investissements sont indispensables pour garantir un niveau de service fiable à long terme.

Duncan Smith, de l’ASBL Navetteurs.be, rappelle que la modernisation est un levier essentiel pour éviter des accidents graves, comme ceux survenus dans d’autres pays européens. Le matériel doit être remplacé environ tous les 30 ans, ce qui représente une dépense structurelle importante.

Un mode de transport encore compétitif

Malgré la perception d’un coût élevé, le train reste économiquement avantageux pour de nombreux trajets. D’après le bureau Stratec, un trajet ferroviaire revient en moyenne quatre fois moins cher qu’un déplacement en voiture, une fois les frais annexes pris en compte (carburant, assurances, taxes, entretien…).

Sur le plan européen, les tarifs belges sont comparables à ceux pratiqués en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, et restent nettement inférieurs à ceux du Royaume-Uni, souvent critiqué pour ses prix élevés.

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