Le 1er août 2025 s’accompagne d’une série de changements concrets qui impactent directement la vie quotidienne des Belges. De la mobilité à la santé, en passant par la fiscalité, ces réformes visent à simplifier les démarches administratives, à mieux encadrer certaines pratiques et à élargir l’accès à des services essentiels.
Si elles ne bouleversent pas en profondeur les habitudes, elles traduisent une volonté d’adaptation progressive aux réalités économiques et sociales actuelles. Elles posent également les bases de réformes plus ambitieuses attendues dans les prochains mois, notamment en matière de fiscalité sur les plus-values.
Radiation des plaques : un passage obligé par la DIV
Depuis ce 1er août, la procédure de radiation des plaques d’immatriculation change radicalement. Auparavant, il suffisait de déposer la plaque arrière dans un point Bpost pour qu’elle soit automatiquement annulée. Désormais, cette opération doit être effectuée directement auprès de la Direction de l’Immatriculation des Véhicules (DIV). Les usagers disposent de plusieurs options : envoi postal de la plaque à la DIV, dépôt physique dans une boîte dédiée à Bruxelles ou recours à un service payant proposé par Bpost pour 17,99 euros. Ce dernier permet une prise en charge sécurisée et la délivrance d’un justificatif officiel. La date d’effet de la radiation correspond à la réception ou au dépôt de la plaque auprès de la DIV. À noter qu’il reste possible de réutiliser la même plaque pour un nouveau véhicule de la même catégorie dans un délai de quatre mois.
Simplification de l’immatriculation des cyclomoteurs
Un autre changement notable concerne l’immatriculation des cyclomoteurs, speed-pedelecs et véhicules légers à trois ou quatre roues. Depuis ce 1er août, ces véhicules peuvent être directement enregistrés auprès des compagnies d’assurances, sans passer par Bpost. Cette simplification représente un gain de temps pour les utilisateurs et leur permet d’économiser 12 euros de frais administratifs. Elle s’inscrit dans un objectif plus large de désengorgement du système d’immatriculation et d’amélioration de l’efficacité des procédures. Cette réforme est particulièrement attendue par les professionnels de la livraison et les utilisateurs réguliers de ces engins qui voient leurs démarches administratives considérablement allégées.
Un meilleur remboursement des lunettes
Du côté de la santé, une mesure significative est entrée en vigueur : l’assouplissement des critères de remboursement des lunettes. Le seuil minimum de correction optique requis passe désormais de 7,75 à 7,00 dioptries. Pour les enfants de moins de 18 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans, ce seuil est encore abaissé à 6,75 dioptries, explique Sudinfo. Le remboursement reste intégral si les lunettes sont achetées chez un opticien agréé et partiel à hauteur de 75 % dans les autres cas. Cette révision vise à élargir l’accès aux soins visuels, notamment pour les populations les plus vulnérables, tout en réduisant le reste à charge pour de nombreux ménages.
Le concours d’entrée en médecine et dentisterie devient payant
En matière d’enseignement, le concours d’entrée aux études de médecine et de dentisterie en Fédération Wallonie-Bruxelles est désormais payant. Jusqu’ici, les frais d’inscription de 30 euros étaient remboursés aux candidats qui présentaient toutes les épreuves. Ce remboursement est supprimé depuis le 1er août. L’année dernière, plus de 5.200 candidats avaient présenté le concours, dont l’organisation représente chaque année plusieurs centaines de milliers d’euros de dépenses. Cette mesure vise à rationaliser les coûts tout en maintenant un cadre équitable pour les candidats.
Recherche et développement sous contrôle renforcé
Du côté de la fiscalité, les règles concernant la réduction du précompte professionnel pour les entreprises investissant dans la recherche et le développement se durcissent. L’accès à cet avantage fiscal est désormais soumis à des conditions plus strictes. L’objectif des autorités fiscales est de s’assurer que les aides profitent uniquement à des projets certifiés et véritablement innovants. Cette réforme vise à limiter les abus et à garantir une utilisation optimale des fonds publics. Elle s’inscrit également dans un contexte où les finances de l’État sont étroitement surveillées et où la lutte contre les détournements fiscaux devient une priorité.
Des réformes ciblées avant d’autres changements majeurs
Ces mesures techniques, bien que discrètes, ont des conséquences pratiques pour un grand nombre de citoyens et d’entreprises. Elles traduisent une volonté d’efficacité administrative, de contrôle budgétaire et d’amélioration de l’accès aux soins. D’autres réformes, comme la nouvelle taxation sur les plus-values mobilières avec un taux de 10 % au-delà d’un certain seuil, entreront en vigueur le 1er janvier 2026.








