Primes en entreprise : pourquoi elles sont plus fréquentes mais moins généreuses en Belgique ?

Les primes deviennent un choix privilégié des entreprises pour récompenser leurs employés, mais avec des montants plus modestes, quel est l’impact sur la motivation ?

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Primes en entreprise : pourquoi elles sont plus fréquentes mais moins généreuses en Belgique ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

En 2025, de plus en plus de salariés en Belgique bénéficient de primes, mais ces dernières sont moins élevées que par le passé. Si le nombre de primes distribuées augmente, leur montant moyen reste limité, ce qui soulève des questions sur leur impact réel sur les employés.

D’après les dernières données d’Acerta rapportées par RTL Info, 26,9 % des cols blancs ont déjà reçu une prime cette année, soit une augmentation de 10,2 % par rapport à l’année précédente. C’est un record en termes de nombre de salariés concernés, ce qui montre que de plus en plus d’entreprises privilégient ce mode de rémunération.

L’attrait des primes réside principalement dans leur flexibilité. En effet, elles ne sont pas considérées comme un droit acquis et peuvent être ajustées chaque année selon les performances ou les bénéfices de l’entreprise. De plus, elles sont fiscalement avantageuses pour les employeurs, ce qui en fait une solution attractive dans un contexte économique incertain.

Le nombre de primes reste bas

Cependant, bien que leur nombre augmente, le montant des primes reste relativement modeste. Par exemple, la prime moyenne des employés de bureau reste stable à 6 377 € brut. Cela reflète une tendance à des primes plus petites, bien que distribuées plus fréquemment. La prime de participation aux bénéfices, bien qu’en légère hausse, concerne encore un petit pourcentage de salariés, avec un montant moyen de 2 474,50 €.

De même, les primes individuelles, telles que les options d’achat d’actions (warrants), sont toujours présentes, mais leur montant moyen est inférieur à celui de l’année précédente.

Un montant souvent jugé « insuffisant »

Cette évolution des primes s’accompagne d’une popularité croissante auprès des ouvriers, où 10,7 % d’entre eux ont perçu une prime cette année, soit 9 % de plus qu’en 2024. Toutefois, si la couverture des primes s’étend, le montant alloué reste souvent insuffisant pour réellement compenser la hausse du coût de la vie, en particulier dans un contexte inflationniste.

Les experts pointent du doigt un léger ralentissement après des primes plus généreuses en 2024. Bien que les primes restent un outil apprécié pour motiver les salariés, leur baisse relative par rapport à l’année précédente pourrait nuire à leur efficacité, surtout si elles ne permettent pas de maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs.

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