Le pouvoir d’achat des ménages en Belgique devrait augmenter de 1,1% par an jusqu’en 2031, selon les prévisions économiques du Bureau fédéral du Plan. Si cette progression est modeste, elle s’inscrit dans un contexte économique global marqué par une croissance stable mais fragile.
En 2026, l’économie belge devrait croître de 1,1 %, soutenue par les investissements des entreprises et des pouvoirs publics. Cette évolution, bien que faible, devrait permettre une légère amélioration du pouvoir d’achat des ménages. En effet, le revenu disponible des Belges devrait augmenter de 0,4 % en 2026, puis d’environ 1,2 % par an jusqu’en 2031. Cette évolution positive sera notamment portée par la hausse des salaires bruts horaires et l’augmentation de l’emploi, prévue à partir de 2027.
Toutefois, des obstacles se dressent sur la route de cette amélioration. La limitation dans le temps des allocations de chômage, qui devrait affecter les chômeurs en 2026, freinera la croissance du revenu disponible, tout comme le plafonnement de l’indexation des salaires et des allocations. Ces mesures auront un effet négatif sur le pouvoir d’achat, surtout entre 2027 et 2029.
Emploi : une dynamique positive mais modérée
L’emploi salarié privé devrait repartir modestement à la hausse en 2026, avec une croissance plus marquée dès 2027, indique le rapport du Bureau fédéral du Plan. En tout, on prévoit une augmentation de 273 000 postes dans le secteur privé d’ici 2031, bien que cette progression reste en deçà des besoins d’une économie en mutation. Le secteur public connaîtra une hausse plus faible, avec seulement 3 000 emplois créés.
Ce renforcement de l’emploi, surtout dans le secteur privé, devrait contribuer à soutenir le revenu disponible des ménages et à dynamiser le pouvoir d’achat. Toutefois, ces gains risquent d’être contrebalancés par des facteurs externes comme l’inflation, qui reste un enjeu majeur.
Inflation et déficit public : des risques pour le pouvoir d’achat
L’inflation, après avoir atteint 2,5 % en 2025, devrait ralentir à 1,9 % en 2026, mais un sursaut est attendu en 2028, avant de redescendre à 1,7 %. Ce phénomène pourrait affecter le pouvoir d’achat, même si la hausse des salaires et des revenus continuera de soutenir une certaine stabilité financière pour les ménages.
Mais l’économie belge n’est pas à l’abri de risques majeurs, notamment en raison du déficit public. Après un recul en 2026, ce déficit devrait repartir à la hausse, atteignant 6,3 % du PIB en 2031. Une situation qui pourrait mettre sous pression les finances publiques et nécessiter des mesures correctives pour éviter une détérioration de la situation économique. La dette publique, déjà élevée, devrait également continuer d’augmenter, passant de 107 % du PIB en 2025 à 122 % en 2031.








