Le produit intérieur brut de la Belgique a enregistré une hausse de 0,4 % au premier trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Cette évolution de l’économie révélée par la Banque nationale de Belgique et l’Institut des comptes nationaux, illustre une dynamique modérée dans un contexte européen incertain.
En comparaison annuelle, la croissance du PIB belge atteint 1,1 %, corrigée des variations saisonnières et des effets de calendrier. Ces résultats posent la question de la solidité de cette reprise et des moteurs sectoriels qui soutiennent de l’économie.
La construction et les services en soutien à la croissance
La progression du PIB au premier trimestre repose sur des contributions différenciées selon les secteurs économiques. La construction a connu une hausse notable de 0,9 % de sa valeur ajoutée, traduisant une reprise dans un domaine crucial pour l’économie intérieure, rapporte Sudinfo. Ce dynamisme s’explique en partie par la poursuite de projets d’infrastructure et par la demande de rénovations énergétiques, stimulée par les politiques publiques.
Dans le secteur des services, qui représente une part importante de l’activité économique belge, la valeur ajoutée a progressé de 0,4 %. Cette croissance concerne divers domaines, notamment les services financiers, les assurances, ainsi que les activités liées à la santé et à l’éducation. Ces branches ont soutenu l’activité malgré des incertitudes persistantes sur les marchés internationaux. En revanche, l’industrie a vu sa valeur ajoutée rester stable sur la période, un signe d’essoufflement dans un contexte de coûts de production élevés et de demande extérieure en berne.
Les résultats sectoriels montrent ainsi que la reprise belge repose sur des piliers relativement résilients, même si l’absence de dynamisme industriel pourrait constituer un frein à moyen terme.
Une progression annuelle solide malgré les tensions extérieures
Sur base annuelle, le PIB belge a progressé de 1,1 %, un chiffre révélateur d’une certaine stabilité économique malgré un environnement international perturbé. Cette performance se distingue par sa capacité à maintenir un rythme de croissance positif dans un contexte marqué par la faiblesse de l’économie allemande et les incertitudes géopolitiques pesant sur les échanges commerciaux.
Le maintien de cette croissance est lié en partie à la consommation intérieure, soutenue par l’évolution des salaires nominaux et les mesures publiques de protection du pouvoir d’achat. De plus, les investissements dans la construction et les secteurs de services contribuent à soutenir la dynamique économique face à la morosité du commerce extérieur.
La stabilité observée dans l’industrie, bien qu’en deçà d’une reprise franche, évite une contraction qui aurait pu peser davantage sur le bilan trimestriel. Toutefois, l’absence de progression industrielle souligne une fragilité sous-jacente qui pourrait devenir plus visible en cas de dégradation du climat économique européen.








