Bonne nouvelle pour les portefeuilles des Belges

L’inflation belge tombe à 2,01 % en mai, soutenue par la baisse des prix de l’énergie, tandis que certaines hausses sectorielles persistent.

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Inflation en Belgique en mai
Bonne nouvelle pour les portefeuilles des Belges : l’inflation baisse pour le quatrième mois consécutif et s’établit à 2,01% en mai : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La Belgique enregistre une nouvelle baisse de son taux d’inflation, confirmant une tendance à la modération des prix observée depuis le début de l’année. Cette dynamique constitue une respiration pour les ménages, confrontés depuis deux ans à des hausses marquées du coût de la vie. 

Ce ralentissement intervient dans un contexte de normalisation progressive de l’économie, après les chocs successifs liés à la crise sanitaire et à la flambée des prix de l’énergie. Les indicateurs publiés par Statbel offrent un aperçu détaillé de l’évolution des prix à la consommation.

Repli marqué des indicateurs d’inflation sur base mensuelle et annuelle

D’après Statbel, l’inflation globale en Belgique atteint 2,01 % en mai 2024, contre 2,55 % en avril, soit une quatrième baisse mensuelle consécutive. Cette tendance confirme le retour progressif vers des niveaux de prix plus stables. L’inflation était repassée en mars sous la barre des 3 %, une première depuis août 2021. Cette baisse s’observe également sur la base de l’indice santé, qui passe de 3 % à 2,37 %, avec un indice santé lissé s’élevant désormais à 132,55 points.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix des produits énergétiques et des denrées alimentaires non transformées, recule elle aussi pour s’établir à 2,59 % en mai, après 2,82 % en avril et 2,71 % en mars. Cela reflète un apaisement généralisé de la pression sur les prix, au-delà des seules composantes volatiles. Quant à l’indice des prix à la consommation, il diminue de 0,16 % sur un mois, atteignant 134,23 points (base 2013), contre 134,44 points en avril.

Certains postes ont fortement contribué à ce recul. Les baisses les plus marquées concernent le gaz naturel (-6,2 %), l’électricité (-4 %), les billets d’avion (-15,5 %), les séjours en villages de vacances et campings (-6 %). Ces évolutions reflètent des ajustements saisonniers, mais aussi une détente des marchés internationaux de l’énergie, après les tensions de 2022.

Des hausses sectorielles ciblées malgré la tendance générale à la modération

Malgré cette orientation baissière globale, plusieurs produits et services ont vu leurs prix augmenter en mai. Parmi les principales hausses figurent la viande (+1,2 %), les loyers privés (+0,7 %), les chambres d’hôtel (+4,8 %), la téléphonie mobile (+11,1 %), les vêtements (+0,7 %) et les services vétérinaires (+8,5 %). Ces hausses sectorielles s’expliquent par des facteurs propres à chaque marché : ajustements tarifaires, reprise de la demande ou évolution des coûts d’approvisionnement.

L’indice santé, utilisé pour l’indexation automatique de nombreux salaires et allocations sociales, évolue donc de manière plus modérée. Cette évolution est perçue comme positive par les analystes, dans la mesure où elle limite le risque de spirale inflationniste. Pour les ménages, cela signifie une meilleure visibilité sur les dépenses à venir, notamment en matière de logement, de transport et d’alimentation.

Les entreprises et les autorités publiques suivent cette tendance avec attention. D’un côté, la baisse de l’inflation peut soutenir la consommation en allégeant la pression sur les portefeuilles. De l’autre, elle soulève la question du maintien des dispositifs de soutien ponctuels mis en place en période de forte inflation. Si la tendance se confirme, certains ajustements budgétaires pourraient être envisagés pour réorienter les priorités économiques.

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